Masisi : l'insécurité grandit après les opérations conjointes RDC - Rwanda

La population de Remeka, à environ 70 kilomètres au Nord ouest de Goma, en groupement Ufamandu, territoire de Masisi, vit dans une incertitude sécuritaire grandissante. Selon elle, depuis le retrait de la force conjointe FARDC – Armée rwandaise la semaine passée, on enregistre presque chaque jour, aux alentours de ce village, des cas d’exactions commises par les combattants FDLR qui rodent en groupes dispersés dans la région, rapporte radiookapi.net

C’est le constat fait ce mercredi par une équipe mixte Monuc – agences humanitaire des Nations Unies en mission d’évaluation dans cette localité. La situation est plus que tendue dans le village Buhongo, ä environ 4 kilomètres à l’Ouest de Remeka. Samedi dernier, cette localité a été attaquée par les FDLR. 3 personnes ont été tués, un enfant âgé de 11 ans est porté disparu et au moins 18 cases ont été brûlées, selon les populations de Remeka. Pour ces habitants, depuis la mi-février, on compte au moins 5 villages déjà brûlés par les combattants FDLR dans les deux groupements d’Ufamandu, sans compter le nombre de personnes blessées et des femmes violées dans ce secteur.

Les combattants de groupe Maï-Maï Kifua fua, qui tentaient de sécuriser la population avec peu de moyen, ont quitté la zone depuis environ 2 jours à destination de la brousse, sans autres explications. Les rares éléments de la police affectés sur place sont aussi partis, il y a plus d’une semaine. Du coup, la population civile reste sans sécurité.

Tous le témoignages recueillis signalent que depuis dimanche dernier, le 3/4 des villages de Ufamandu I et II se sont vidés de leurs habitants. La plupart ont pris la direction de Minova dans le Sud Kivu, et le nombre infime d’habitants qui résistent encore dans le milieu ne passe plus nuit dans leurs maisons.