C’est le constat fait à la Société nationale des éditeurs compositeurs et auteurs du Congo, Soneca, à l’occasion de la célébration ce 23 avril, de la journée internationale du livre et des droits d’auteur. Pour l’édition 2009, l’Unesco suggère que l’on explore le thème du lien entre édition et éducation. A cette occasion, plusieurs villes du pays ont célébré différemment cette journée du livre, rapporte radiookapi.net
A Kinshasa, par exemple, cette journée a été marquée par une manifestation à la bibliothèque nationale du Congo. Quel est l’état du livre et des droits d’auteur en République Démocratique du Congo ? Djo Mondonga, technicien de gestion collective et conseiller adjoint à la Société nationale des éditeurs compositeurs et auteurs du Congo «Soneca» se dit inquiet car l’état du livre se porte mal en RDC. Pour lui, 20% des traductions d’ouvrages sont vendus à l’étranger sans que les auteurs ne puissent rentrer dans leurs droits.
Par ailleurs, à Bukavu, le directeur provincial de la Soneca, Julien Asani, dénonce la situation des auteurs en RDC. Pour lui, la plupart des auteurs ne jouissent pas totalement de leur droit à cause de la piraterie de leurs œuvres.
A Lubumbashi, au Katanga, beaucoup d’auteurs éprouvent beaucoup de difficultés pour trouver des éditeurs. C’est le cas de Jean Musampwa Muteta, un habitant de la localité de Pweto qui a écrit un livre en langue locale, intitulé : “Inkondo ya mu Kongo” où il parle de différentes guerres que la RDC a connues depuis 1960. Mais son oeuvre traîne, faute de trouver un éditeur.









