Environnement : profané et détruit par les eaux de pluie et l’érosion, le cimetière de Kimbanseke, un danger pour la santé

Un ancien cimetière de Kinshasa

Un ancien cimetière de Kinshasa

Des ossements humains charriés du cimetière de Kimbanseke par l’érosion et les eaux de pluie sont en passe de mettre en péril la santé de la population de cette entité située à l’Est de Kinshasa. A ce sombre tableau s’ajoutent des constructions anarchiques dans le site, comme l’a constaté radiookapi.net

En dépit des risques sanitaires, le premier contraste, c’est que qu’à l’entrée du cimetière même, il existe un petit marché où presque tout est vendu, notamment des produits alimentaires. Et malgré des ossements humains charriés par les eaux de pluie et les érosions et l’odeur nauséabonde que dégage le lieu, quelques personnes des quartiers voisins en quête de logement, n’ont pas hésité d’y construire des logis de fortune en terre, profanant ainsi des tombes au vu et au su de tout le monde. Un habitant du coin s’en plaint : « Vraiment, il y a un impact négatif, parce que nous n’avons pas de robinet. Souvent nous utilisons l’eau de puits. [Et] cela nous provoque des maladies telles que les amibes et la typhoïde… »

Le bourgmestre de Kimbanseke lui-même, Edouard Gatembo, se dit incapable, avec les modiques recettes générées par sa municipalité, de faire face aux conséquences sanitaires résultant de cette situation. Il ne peut compter, dit-il, que sur un apport extérieur.

« La commune réalise plus ou moins 300 mille francs congolais par mois. Quand vous prenez le transport des agents, l’enterrement des indigents, cet argent est insignifiant. Raison pour la quelle nous recourons aux partenaires et aux âmes de bonne volonté », indique le bourgmestre. Et dire qu’en plus de ce problème, les habitants du quartier Kimfuta Mbwala, riverains de ce cimetière, ne vivent que de l’agriculture et du petit commerce. L’eau et l’électricité leur font défaut.