Des anciens membres des groupes armés de l’ituri sont arrêtés depuis plus de trois ans au centre pénitencier et de rééducation de Kinshasa, CPRK en sigle, sans être jugés. La société civile ainsi que les notables de l’ituri crient à la violation des droits de ces détenus. Ils l’ont signifié hier mercredi à Bunia au ministre des droits humains Upio Kakura, en mission dans cette partie de la province orientale, rapporte radiookapi.net.
Cette question a été soulevée au cours des audiences que le ministre des droits humains a accordées consécutivement à la société civile locale et à l’Union nationale pour le développement de l’Ituri, UNADI. Cette structure regroupe les représentants de toutes les 18 communautés tribales de la place. Toutes ces deux structures trouvent inacceptable que le gouvernement puisse arrêter des gens pendant plus de trois ans sans les juger ni leur signifier pourquoi ils sont arrêtés.
Jean Bosco Lalo, président de la société civile de l’ituri, déclare que nous sommes un état de droit et que ces miliciens sont en détention depuis plus de trois ans. Depuis tout ce temps, ils n’ont jamais connu leur sort. Ce qui n’est pas normale en droit congolais.
Après avoir déclaré que ce dossier relevait de la compétence du Président de la république et du Premier ministre, le Ministre des droits humains, Mr. Upio Kakura Wapol, a toutefois indiqué que le gouvernement examinait déjà la question s’agissant des ex – membres du groupe armé de l’Ituri qui sont à détention à Makala et qu’il y a des procédures qui sont en cours suite aux instructions du premier ministre pour que l’examen de ce dossier soit accéléré.
Depuis deux semaines un mémo adressé au chef de l’Etat, Joseph KABILA, par les notables, membre de l’UNADI, demandait la libération de ces anciens miliciens de l’Ituri.








