La société civile et les autorités locales du territoire de Poko, à environ 700 kilomètres au nord de Kisangani, sont préoccupées par la situation humanitaire précaire des déplacés venus par milliers à Amadi, une chefferie de ce territoire, fuyant les exactions de la LRA. Fin mars dernier, ces déplacés étaient recensés, selon les autorités locales, à 6 000, dans les familles d’accueil dont un miller sont sans assistance humanitaire, rapporte radiookapi.net
Ils sont venus, pour la plus part, de la chefferie de Banda, dans le territoire d’Ango, après une attaque des rebelles de la LRA en mars dernier. Le plus grand nombre d’entre eux se trouve à Amadi, mais d’autres sont à Mabanga et à Songa. Selon les sources, 6 décès ont déjà été enregistrés parmi eux sur les 126 cas de diarrhée identifiés. Aucune charge médicale n’est possible faute d’intervenant humanitaire suite à l’insécurité dans la région, précisent encore les mêmes sources.
rnLe week – end dernier, une délégation conjointe de la Monuc et aide humanitaire s’est rendue dans cette partie de la province Orientale. Elle a dû se rendre compte de cette situation. Amadi se trouve à 80 kilomètres de Poko centre. Cette délégation conjointe a demandé aux autorités locales des listes complètes de ces déplacés avant d’envisager une quelconque intervention en rapport avec les chifres qu’elles auront fournis.







