Kinshasa : violences sexuelles, les victimes brisent le silence, le gouvernement appelé à bannir l’impunité

Femmes victimes de violences sexuelles

Femmes victimes de violences sexuelles

« Les femmes brisent le silence », c’est le thème d’une manifestation organisée samedi au Grand hôtel Kinshasa dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles. C’est l’Unicef et l’ONG V-day qui ont organisée cette rencontre, en partenariat avec le ministère du Genre, Famille et Enfant. A cette occasion, 5 témoignages ont été faits et 4.000 lettres venant du monde entier compatissant à la souffrance des victimes des violences sexuelles en RDC, présentées, rapporte radiookapi.net

Si auparavant aucune congolaise victime des violences sexuelles n’osait parler ou se voilait le visage avant de s’exprimer, aujourd’hui certaines victimes pensent qu’il faut parler librement pour démystifier ce drame et y mettre fin. Parmi elles, Mme Honorata Kisende, mère de 7 enfants, victime des violences sexuelles à Shabunda dans le Sud-Kivu, de la part des Interahamwe : « Ils m’ont déshabillée. Pendant que l’un était en train de me violer, il y avait quatre autres qui me clouaient sur le sol. Ils ont fait ça à tour de rôle… »

Mme Honorata continuait à relater son triste récit. Dans la salle pendant ce temps, certaines personnes ne pouvaient se retenir. Des larmes coulaient sur leurs joues. D’autres, révoltées, ont carrément choisi de quitter la salle, ne supportant pas d’entendre l’horreur vécu par cette dame. Les 5 témoignages partagés ce jour avaient quelques points communs : la douleur et le handicap physique qui accompagnent désormais les victimes de ces horreurs. Mais par-dessus tout cela, il faut parler du courage qui anime ces femmes victimes, décidées de briser le silence en dénonçant l’acte et les auteurs. Elles ont décidé de parler, espérant arriver à y mettre un terme. Ces survivants des violences sexuelles ont aussi appelé le gouvernement à bannir l’impunité.

En réponse, le ministre des Droits humains présent à cette manifestation, a déclaré que le temps n’est plus au discours mais à l’action. Upio Kakura a notamment évoqué le lancement des procès publics sur les cas des violences sexuelles.

Recevez Radio Okapi par email

Donnez votre adresse email dans ce formulaire afin de recevoir tous nos articles dans votre boîte email. Vous recevrez un message de confirmation avec un lien sur lequel il vous faudra cliquer afin que l'envoi d'emails devienne effectif.
Si vous ne voyez pas l'email de confirmation dans votre boîte de réception, allez chercher dans vos spams et marquez le message comme "non spam".  

Votre adresse email :

Service offert par FeedBurner