Le commissaire de district adjoint de la Tshuapa a suspendu les activités de la société civile et de la notabilité de ce district lors d’une réunion du comité élargi de sécurité locale tenue la semaine dernière à Boende. Il reproche à ces deux structures de faire de la politique, rapporte radiookapi.net
« , Au regard de tout ce que nous avons vécu ici… Il y a d’abord un discours de division, alors que nous avons besoins de paix et de tranquillité pour le développement du pays. Nous ne pouvons tolérer aucune personne qui sème la haine et la division au sein de la population. C’est pourquoi, nous leur avons demandé de pouvoir harmoniser leur différend, de ramener la paix et la réconciliation entre eux; paramètres importants pour le développement et l’ordre public», explique le commissaire de district adjoint de la Tshwapa, Michel Botuli.
La société civile dénonce une tentative d’étouffementrn rnDe leur côté, la société civile et la notabilité crient aux violations des droits et des libertés d’association prônés par la constitution. Elles estiment par ailleurs que cette décision est prise pour étouffer l’assemblée générale extraordinaire de la société civile, qui devrait examiner l’impact des fonds de la rétrocession dans le district de la Tshuapa.
« Nous sommes la troisième voix dans la gestion de la chose publique. Nous devons voir comment fonctionne l’appareil de l’Etat; pas d’une manière désordonnée, mais en faisons des mémorandums ou des pétitions. C’est ce que nous avons fait jusque-là. Nous avons constaté qu’après cinq rétrocessions, (NDLR: les autorités du district) n’ont rien fait. Nous ne pouvons pas accepter que l’argent envoyé (NDLR: par le pouvoir central) pour la population de la Tshuapa puisse servir dans les poches des individus. Nous avons donc demandé l’intervention du gouverneur de province à ce sujet. Mais, parce que nous n’avons pas fait la volonté de l’autorité locale, celle décide de suspendre les activités de la société civile. C’est anticonstitutionnel, puisque l’article 32 de la constitution garantit aux Congolais les libertés d’association et de réunion. Je croit que c’est une décision purement sentimentale», a déclaré pour sa part, le président de la société civile du district de la Tshuapa, Moustapha Bosenge.








