La rencontre entre les délégations du Kasaï oriental et du Kasaï occidental sur les conflits fonciers qui opposent les deux provinces s’est clôturé samedi tard dans la soirée au Lac Munkamba, localité située à mi-chemin entre les deux provinces. Les deux parties ont convenu que chaque province reste dans ses limites actuelles, indique radiokapi.net
Dans le communiqué final lu par le ministre chargé de l’Administration provinciale du Kasaï occidental, les deux parties ont sollicité l’implication de leurs assemblées provinciales. Elles ont recommandé que chaque administration continue de fonctionner dans ses limites actuelles en attendant la résolution définitive de cette question.
Les deux parties se sont réunies à huis clos, comme décidé aussitôt après l’arrivée sur le lieu de la délégation du Kasaï oriental. Des discussions vives ont eu lieu compte tenu de l’intransigeance des uns et des autres sur le dossier ultra sensible de l’appartenance du prestigieux lac Munkamba.
Au départ, les deux groupes ne s’étaient pas mis d’accord sur le lieu exact où devait se tenir cette rencontre. La délégation du Kasaï oriental avait érigé la tribune de la localité de Bena Kasa, dernier village de cette province où une cérémonie a été organisée en l’absence de la délégation du Kasaï occidental.
Face à la confusion qui a failli régner, le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, a lancé un appel à l’apaisement. Et, son appel a été entendu par les négociateurs. Dans leurs déclarations respectives, les deux gouverneurs de province, Alphonse Ngoy Kasanji et Trésor Kapuku, ont manifesté leur volonté à promouvoir la paix et surtout la fraternité; minimisant de ce fait le différend qui les oppose.
Cet accord entre les provinces du Kasaï oriental et du Kasaï occidental met un terme,sur le papier,à une série de conflits fonciers qui ont secoué les deux provinces depuis plusieurs semaines. Ces conflits, selon le ministre de l’intérieur du Kasaï oriental, sont au nombre de 14 et sont essentiellement liés à la révision de l’ordonnance loi de 1967. Ils ont fait plusieurs victimes et dégâts matériels énormes, signale-t-on.
Parmi les causes les plus citées, figurent l’exploitation des gisements de diamant et la recherche des terres arables.
L’accord iontervenu samedi soir est l’aboutissement d’un long processus de résolution de conflit ayant nécessité l’implication des autorités tant provinciales que nationales.









