RDC : les activistes des droits de l'Homme craignent pour leur sécurité

3e article de la déclaration universelle des droits de l'Homme

3e article de la déclaration universelle des droits de l'Homme

Réunis au sein du Comité des observateurs des droits de l’Homme, Codho, les activistes des droits de l’Homme ont exprimé leurs ras-le-bol, jeudi, au ministre des Droits humains ainsi qu’à certaines missions diplomatiques accréditées à Kinshasa. En effet, des ONG rapportent la multiplication des cas de harcèlement contre la société civile depuis un certain temps. Ce qui les pousse à croire à l’existence d’un plan national d’harcèlement et de déstabilisation des activistes dans ce pays, rapporte radiookapi.net

Le président du Codho, l’avocat N’Sii Luanda, indique que la situation des défenseurs des droits de l’Homme est sombre en RDC : « Nous constatons malheureusement qu’il y a un plan national concocté contre les défenseurs des droits de l’Homme et les journalistes, et qui vise précisément à les tuer et les harceler

N’sii Luanda cite l’exemple de la capitale Kinshasa où les cas sont légion. Il évoque «des menaces qui sont de plus en plus précises à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme, et enfin à Kisangani Dismence Kitenge et sa famille et cela devient très inquiétant.» A Lubumbashi, il parle de SMS et même la condamnation de Golden Musabiko de l’Asadho.

Pour le président du Codho , c’est à l’autorité de dénoncer les auteurs de ces menaces. Car, malgré les plaintes faites auprès d’elle, aucune enquête n’est menée. Jusque là, aucune réaction des autorités gouvernementales concernées n’a été enregistrée sur ces dénonciations.