Kinshasa : Muzito attendu à l'Assemblée nationale sur fond de suspicions de corruption

Le gouvernement Muzito devant les députés

Le gouvernement Muzito devant les députés

Le Premier ministre Adolphe Muzitu doit répondre, vendredi, aux préoccupations soulevées par les députés lors du débat général sur le projet de budget 2010 et l’examen de l’exécution du budget 2009. Au cours de cette séance, le projet de budget 2010 devrait être déclaré recevable ou non. Déjà certains membres de l’opposition crient à la corruption ; ce que rejettent la majorité, rapporte radiookapi.net

De fortes suspicions de corruption en vue d’achat des consciences des députés circulent à nouveau dans les couloirs du palais du peuple. Il est cependant difficile de savoir exactement si ces allégations se rapportent à la motion de défiance contre le premier ministre, matière qui est prévue le samedi, ou au vote sur la recevabilité du projet du budget 2010.

«Il y a une prime qu’on par rapport à la session budgétaire. Mais, ce qui est regrettable c’est de voir qu’il y a des députés qui perçoivent plus que les autres. Comment expliquer le surplus donné aux uns et pas aux autres ? Est-ce qu’il vient de la caisse de l’Assemblée nationale ? Je ne la pense pas. Je confirme que ces suspicions tendent vers une certaine logique de corruption, a soutenu le député Martin Mukonkole, membre de l’opposition.

Par contre, pour la majorité et certains membres de l’opposition, ces allégations sont montées de toutes pièces. Ces députés exigent des preuves tangibles. «Il n’y a pas corruption. En tout cas, je ne le crois pas ! Parce que le (résultat du) premier est de 170 (NDLR : députés favorables à l’examen préalable du projet de budget 2010) contre 169. Je ne vois pas à quel niveau il peut y avoir corruption tant le vote était serré. Ça signifie que beaucoup de gens ne sont pas d’accord. En principe, sous d’autres cieux, on tirerait déjà les conséquences de ce vote», a lancé pour sa part Gaston Musemena, de la majorité au pouvoir.
rnCe n’est pas la première fois que des suspicions de corruption planent sur l’Assemblée nationale. Mais à ce jour, malgré des enquêtes parlementaires, aucune preuve n’a été fournie. Ces allégations de corruptions circulent au Parlement, rappelle-t-on, au moment où l’exécutif national – sous l’impulsion du chef de l’Etat – mène la politique dit : de «tolérance zéro» contre les anti valeurs de corruption, concussion, détournements des deniers public, impunité, etc. C’est dans ce cadre qu’il y a eu une série de révocations dans l’administration publique et la magistrature en juillet dernier.