L’ONG de défense des droits de l’homme dénommée ‘’Justice et transparence’’ dénonce la mise sur le marché de Mbuji-Mayi, depuis juillet dernier, de 1 600 sacs de farine de froment jugés impropres à la consommation par l’Office congolais de contrôle,(OCC ). D’après un communiqué de presse de cette ONG remis lundi dernier à radiookapi.net, la mise sur le marché de ce produit avarié résulte d’une complicité entre certains agents de l’OCC et les Etablissements Moulacom, importateur de ce produit. Allégations rejetées par les accusés, rapporte radiookapi.net
1600 sacs de farine de froment de 25 kilos chacun, de mauvaise qualité et avariée, contenant beaucoup de charançons et de larves, sont disponibles sur le marché de Mbuji-Mayi. Pourtant, ce produit a fait l’objet d’une mesure de consignation en juillet 2009 avant sa destruction, renseigne l’ONG « Justice et transparence ». Malheureusement, cette destruction n’a jamais été effective jusqu’à l’écoulement du stock sur le marché, souligne la même source.
Les Etablissements Moulacom n’ont versé que 5% de pénalité FOB (Ndlr : Free on board) du prix de la marchandise pour pouvoir ensuite récupérer le stock destiné à la destruction et le remettre sur le marché, toujours d’après l’ONG « Justice et transparence ». Cette organisation trouve « inconcevable et criminel » qu’une marchandise déclarée non conforme par l’Office congolais de contrôle ne soit pas détruite, mais plutôt déversée sur le marché au motif que l’opérateur économique a payé des pénalités. L’ONG Justice et transparence demande à la justice de se saisir d’office de cette affaire afin de sanctionner tout responsable impliqué dans la mise en circulation de cette farine.
rnDe leur côté, les responsables de l’OCC au Kasaï Oriental rejettent toute accusation, faisant état d’une qulconque complicité entre eux et les établissements Moulacom, importateur de la farine indexée. Le directeur provincial de l’OCC, Elias Mulenda, reconnaît que la farine de Moulacom a été déclarée impropre à la consommation après analyse des laboratoires de son entreprise. Les échantillons ont été prélevés par l’agence de l’OCC Muene Ditu. Pendant la périodede analyses en laboratoires à Mbujimayi, la farine devrait être consignée dans les entrepôts. Aux résultats des analyses, l’OCC a alors constaté que Moulacom avait déjà déversé la farine de froment sur le marché de Mbujimayi, violant ainsi la consignation, a déclaré Elias Mulenda à radiookapi.net. C’est pourquoi l’OCC a fait payer aux Etablissements Moulacom des pénalités de l’ordre de 5% de la valeur de la marchandise rendue à Muene Ditu. Les responsables de l’OCC ont aussi indiqué que la compétence de leurentreprise se limite au contrôle de la marchandise aux postes frontaliers, avant leur entrée au pays. Une fois que la marchandise est mise sur le marché, le travail de suivi revient au de la quarantaine végétale et animale et à celui de l’environnement.
Les Etablissements Moulacom rejettent les accusations portées contre eux. Le chargé des relations publiques de cette société, Nyembwe Kabanyabanya a expliqué à radiookapi.net que sa société est en passe de fermer. D’après lui, leur stock, y compris la farine, est épuisé plus de quatre mois.
Informé de la situation, Maurice Tshinyama, directeur provincial de la Fédération des entreprises du Congo FEC/Kasaï Oriental, est personnellement descendu aux entrepôts des Etablissements Moulacom au quartier Simis pour vérifier les faits.. Les dépôts étaient vides, a-t-il constaté. Il s’ est engagé à poursuivre des enquêtes et à tirer cette affaire au clair.








