Kinshasa : la VSV réclame plus de justice en faveur des manifestants victimes de la démocratie

La Voix des sans voix pour les droits de l’homme, Vsv exige que justice soit faite en faveur des manifestants victimes de la démocratie. L’ONG de défense des droits de l’homme, revient notamment sur le cas des personnes tuées en janvier 2005. Ces personnes manifestaient contre l’éventualité du report des élections qui avait été annoncé par la CEI, rapporte radiookapi.net

Cinq ans après les élections, le président de la VSV Floribert Chebeya, accuse le gouvernement congolais de rester toujours silencieux sur ce massacre de Kinshasa. Il affirme que ce massacre avait été perpétré par les militaires des FARDC et l’état-major de renseignements militaires. Et il y avait eu, indique-t-il, plusieurs dizaines de morts et de blessés par balles.

Toujours selon la VSV, le régime carcéral sévère réservé aux victimes dans les différents lieux de détention a été caractérisé par la privation de visite, des actes de torture, des traitements cruels, inhumains et dégradants ayant conduit aux décès des uns et à la précarisation de l’état de santé des autres.

L’ONG accuse également le gouvernement congolais ainsi que la Monuc, de n’avoir jamais diligenté une enquête sur les allégations de l’existence des fosses communes, notamment, au cimetière de Kinkosi Sans Fil, au quartier Matadi Mayo dans la commune de Mont-Ngafula à Kinshasa, où plusieurs personnes tuées auraient été inhumées la nuit du 10 au 11 janvier 2005.

Dans un communiqué déposé à radiookapi.net, la VSV demande instamment au gouvernement congolais : l’ouverture d’une enquête indépendante pour faire la lumière sur ce massacre, l’indemnisation des victimes et/ou de leurs proches pour les préjudices subis ainsi que le remboursement de tous les frais engagés par les proches et membres de familles des victimes pour leur prise en charge médicale.