Mbandaka : les tracasseries militaires entraînent la rareté du manioc

Le manioc est devenu rare dans les différents marchés de la ville de Mbandaka. Les paysans qui approvisionnent d’habitude Mbandaka en produits de premier nécessité n’arrivent plus à faire leur travail, Et pour cause, des tracasseries majeurs des forces de l’ordre et des services publics. Il s’agit des éléments en uniforme et des services travaillant aux barrières érigées le long du fleuve Congo, depuis l’opération contre des assaillants Enyele au Sud Ubangi. Conséquence : la hausse des prix de la farine de manioc et de la chikwangue, aliments de base des Mbandakais, rapporte radiookapi.net

Selon une source proche, c’est depuis une semaine que les femmes ménagères de Mbandaka ne cessent de se plaindre de la hausse des prix sur le marché. Notamment celui de la farine de manioc et de la chikwangue, qui constituent l’aliment de base. Une mesure de farine de manioc, communément appelée “ekolo”, est passée de 250 à 500 Francs congolais. La chikwangue également a non seulement diminué de volume, mais la baguette qui se vendait il y a quelques jours à 50 Fc revient désormais a 100 Fc. D’où la rareté de cet aliment sur le marché.

D’après les marchandes, cette situation a été créée suite aux tracasseries dont les paysans producteurs sont victimes au niveau des barrières. Barrières érigées le long des rivières pour faire face à l’insécurité répétitive à l’insurrection des assaillants Enyele. A leur passage, les paysans affirment être l’objet de tracasseries des éléments de la Force navale, de la police fluviale et de la Direction générale des migrations, DGM. Ces derniers leurs exigent de l’argent ou des biens en nature, équivalant au prix de trois bières. Suite à ces tracasseries, d’autres paysans ont préféré garder leurs produits au village.
Pour sa part, Eustache Wilu, le nouveau directeur provincial de la DGM/Equateur, promet de s’enquérir de la situation avant de punir les agents coupables de ces tracasseries.