Goma : les déplacés du camp de Mugunga traînent encore à Sake

Les déplaces de Mugunga / Goma

Les déplaces de Mugunga / Goma

Plus de 1000 ménages des déplacés du camp de Mugunga n’ont toujours pas dépassé la localité de Sake et d’autres localités du groupement Kamuronza, plus d’un mois après avoir été contraints de quitter leurs camps situés près de Goma. La plupart d’entre eux se rendaient à Masisi ou à Walikale, entre 50 et 200 kilomètres à l’Ouest de Goma, rapporte radiookapi.net

Ces déplacés hésitent encore à regagner leurs villages d’origine, craignant pour leur sécurité. Le mardi, ces déplacés ainsi que les retournés du groupement Kamuronza ont reçu, ensemble, une assistance en vivres et non vivres du HCR et du Programme alimentaire mondial.
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a indiqué que la majorité des personnes déplacées internes vivant dans les six camps autour de la ville de Goma, ont commencé à retourner volontairement dans leurs villages. Suite à ce retour spontané et volontaire des déplacés. Les autorités provinciales et des humanitaires ont alors décidé de consolider les six camps en un seul, afin de regrouper les déplacés qui ne veulent pas retourner chez eux. Plusieurs familles de déplacés avaient exprimé leur désir aux les autorités et la communauté humanitaire de retourner dans leurs villages. rnSuite à ce souhait, les agences des Nations Unies continuent à assister les retournés jusque dans leurs zones de retour. Le HCR et ses partenaires fournissent des vivres et non vivres aux familles des retournés. Les paquets d’assistance comprennent la ration pour trois mois ainsi qu’un kit de non vivres. Pour sa part les Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, FAO, fournit des semences et des outils aratoires.
Vaste mouvement de retourrnLe mouvement de retour a été accru par la rentrée scolaire, la saison agricole mais aussi grâcel au renforcement de la sécurité dans certaines zones. Un responsable du HCR Goma affirme que le nombre des personnes déplacées baisse sensiblement. Sur les 140 000 recensés depuis janvier, on en compte 65 000 aujourd’hui.
Entre temps, certains ne sont pas prêts à retourner dans leurs milieux. Une femme déplacée témoigne : « Je juge bon de rester à Sake par ce qu’ à Kibabi d’où je viens, la sécurité n’est pas encore établi .» Selon ces déplacés, les sites de Mugunga ont été fermés depuis la fin du mois d’ août dernier. Cependant, plusieurs zones de retour n’offrent pas encore d’hospitalité dans le territoire de Masisi et de Walikale à cause notamment des opérations militaires contre les FDLR sur certaines axes. Germain Bulenda, administrateur résident de Sake, il explique : « Il y a les retournés de Sake, il y a aussi les retournés d’autres coins qui craignent d’entrer dans leurs zones à cause de la situation sécuritaire qui n’est pas rassurante. De notre côté, nous ne pouvons pas chasser cette population .» rnD’après Lumumba Tchibambo Patrice, coordinateur provincial de la cellule des personnes déplacées, Sake est plus proche des zones de retours des ces déplacés. Ce qui leur permet d’accéder à leurs champs et de mener une vie plus ou moins normale, pendant le délai de 3 mois retenu par les humanitaires pour réinsérer ces déplacés dans leurs milieux.

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