Mbuji-Mayi, entre la délocalisation et la rénovation

Faut-il rénover la ville de Mbuji-Mayi ou pourvoir à sa délocalisation pure et simple ?  C’est le débat  qui suscite déjà des réactions actuellement et accaparera  l’attention des participants à un atelier-forum prévu du 27 juin au 2 Juillet prochain dans la capitale du Kasaï-Oriental. Ce forum est une initiative de l’ONG MCKM de Mme Chantal Kanyinda.

Mbuji-Mayi est compté aujourd’hui parmi les grandes villes de la République démocratique du Congo. Cette agglomération a commencé à s’imposer en 1963 comme ville.  Le temps a coulé et son aspect urbain a fait oublier ses débuts.

Mais beaucoup reste encore à faire pour que Mbuji-Mayi réponde aux normes d’une ville au vrai sens du terme.

Le professeur Tshimanga Mulangala le dit davantage:

Vous avez à Mbuji-Mayi deux types de ville. Une ville qui répond aux normes d’urbanisme, et une autre qui est une ville d’auto construction, la ville qui date d’avant l’indépendance, qui est greffée sur la ville Miba. La ville Miba forme le noyau, et cette ville d’après indépendance, forme une ville d’auto construction avec plusieurs facettes. Vous passez de l’habitat moderne à des maisons de type traditionnel. Donc il faut refaire, il faut équiper la ville de Mbuji-Mayi des infrastructures résidentielles, il faut le pavement des routes, le drainage des eaux, l’adduction, il faut aussi le raccordement électrique.

Vers les années 60, Ngalula Mpanda Njila, alors gouverneur de province, émet l’idée de la tracée des avenues, d’où ce sobriquet de « Mpanda Njila », pionnier, en français.

Mais hélas ! Près de 50 ans après, la ville n’a pas encore trouvé ses lettres de noblesse.

Me Jean Claude Musa, ministre provincial du plan, explique ce désordre d’une ville non urbanisée :

Quand vous demandez une adresse à quelqu’un, il est difficile qu’il vous dise le nom de l’avenue sur laquelle il habite. Il est difficile qu’il vous donne le numéro de la parcelle dans laquelle il habite.

Si l’option de maintenir la ville de Mbuji-Mayi sur son site actuel prévaut, il est impératif que tout soit mis en œuvre pour sa rénovation. Pour un peu de confort.

Lire aussi, au sujet de Mbuji-Mayi:

Mbuji-Mayi: 400 têtes d’érosions identifiées

L’ambassadeur Neil Wigan: “Il faut l’investissement privé pour le futur de la Miba”

Recevez Radio Okapi par email

Donnez votre adresse email dans ce formulaire afin de recevoir tous nos articles dans votre boîte email. Vous recevrez un message de confirmation avec un lien sur lequel il vous faudra cliquer afin que l'envoi d'emails devienne effectif.
Si vous ne voyez pas l'email de confirmation dans votre boîte de réception, allez chercher dans vos spams et marquez le message comme "non spam".  

Votre adresse email :

Service offert par FeedBurner