Traque des miliciens: la population de Nyamilima appelle à une trêve

A coté de leur maison d'habitation, les membres d'une même famille suivent le passage du cortège du gouverneur du Nord-kivu, lors de sa première visite officielle à Rutshuru après le conflit Ph John Bompengo/ Radio Okapi

Les habitants de Nyamilima, en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu) appellent les militaires à observer une trêve dans la traque contre les miliciens dans la contrée.

Ils ont lancé cet appel, vendredi 21 août, trois semaines après le lancement de cette opération qui ne leur permet pas d’accéder aux champs pour récolter du manioc.

Les militaires ont bloqué leur accès aux champs, voulant bien mener les opérations de traque contre les groupes armés actifs dans cette zone.

Ces habitants disent avoir épuisé toutes leurs réserves de vivres.

S’ils peuvent trouver un peu de légumes dans les jardins autour des maisons, il faut se rendre dans les champs éloignés pour avoir le manioc, aliment de base pour cette population.

Le vice-président du Noyau de paix et de développement du groupement de Binza, Kambale Kanduki a indiqué que de nombreux habitants de Nyamilima n’arrivent plus à se nourrir.

«Nous ne savons pas le temps que vont prendre ces opérations. C’est pourquoi nous aurions voulu qu’on nous donne un temps pour évacuer nos récoltes qui sont dans les champs. Aujourd’hui, il n’y a presque plus de nourritures au marché et nos provisions sont terminées. Beaucoup de personnes commencent dormir ventre creux », s’est-il plaint.

A (re) Lire: Nord-Kivu: 18 personnes enlevées à Goma et Rutshuru

Pour sa part, l’administrateur du territoire de Rutshuru, Justin Mukanya, estime difficile que la demande de la population trouve une suite favorable.

«Chaque fois qu’il y a des cas d’insécurité à Nyamilima, la population organise des marches. Aujourd’hui, le gouvernement est résolument engagé à mettre fin à cette insécurité.  Nous ne pouvons pas comprendre qu’au même moment où la population demande la sécurité, et que les militaires sont engagés en pleines opérations, que la même population demande qu’on arrête

Justin Mukanya n’exclut pas le fait que si la hiérarchie l’autorise, il pourra permettre que les militaires pourront accompagner les habitants dans les champs pendant un ou deux jours, pour qu’ils se procurent la nourriture.

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