RDC: les partis du G7 comptent 78 sièges à l'Assemblée nationale

Des députés lors de l’élection du bureau définitif de l'Assemblée nationale congolaise le 12/04/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompeng

Les sept partis du G7, signataires de la lettre au président de la République, comptent septante-huit sièges sur plus de trois cents que compte la Majorité présidentielle à l'Assemblée nationale.

Ces formations politiques, à savoir : le MSR, ARC, Unafec, Unadef, ADP, PDC et ACO "se sont auto-exclus", selon Lambert Mende s'exprimant au nom du bureau politique de  la famille politique du chef de l'Etat, mercredi 16 septembre, pour avoir réclamé, dans leur lettre, la tenue des élections dans les délais constitutionnels afin de parvenir à l'alternance démocratique en 2016.

Le Mouvement social pour le renouveau (MSR) que pilote Yves Mobando Yogo, sous l'autorité morale de Pierre Lumbi, vient en tête des partis frondeurs de la Majorité présidentielle avec environ trente-deux députés nationaux.

L'Alliance pour le renouveau du Congo (ARC) d'Olivier Kamitatu Etsu aligne quinze élus nationaux tandis que l'Avenir du Congo (ACO) de Dany Banza Maloba en compte neuf.

L'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), parti cher à Gabriel Kyungu wa Kumuanza et le Parti démocrate chrétien (PDC) de José Endundo alignent chacun huit députés à l'Assemblée nationale.

Frappée également de l'auto-exclusion de la MP, l'Union nationale des démocrates fédéralistes (Unadef) de Mwando Nsimba ont cinq sièges à la chambre basse du Parlement alors que l'Alliance des démocrates pour le progrès (ADP) compte un seul député.

Le G7 de la Majorité a également des responsables au sein d'autres institutions du pays notamment à la présidence de la République et au gouvernement.

A (re) Lire: Le Phare: «Mwando, Kyungu, Kamitatu, Banza, Endundo, Lutundula et Mobando disent non au glissement»

Dans sa lettre, le G7 a par ailleurs critiqué le dernier arrêt de la Cour constitutionnelle qui conditionne le lancement du processus électoral par l'organisation prioritaire des élections des gouverneurs des vingt-et-une nouvelles provinces pour lesquelles le gouvernement n'a pas prévu de budget.

Ces frondeurs ont également dénoncé des «manœuvres inavouées » pour ne pas respecter la constitution, imputant à la Majorité une « stratégie suicidaire ». ​

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