RDC: des jeunes ont été mobilisés pour perturber le dernier meeting de l’opposition, accuse HRW

Des partisans de l'opposition réunis à la place Sainte Thérèse lors d'un meeting organisé lundi 4 août à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo.

Human Right Watch (HRW) dénonce l’implication des autorités congolaises dans l’attaque contre des manifestants lors du meeting de l’opposition organisé le 15 septembre dernier. Dans son rapport publié mardi 6 octobre, cette ONG américaine de défense des droits de l’homme indique que certains responsables ont mobilisé des membres de la ligue des jeunes du Parti présidentiel pour la reconstruction et la démocratique (PPRD), le parti présidentiel, et des supporters de Vita club de Kinshasa.

L'opposition congolaise avait organisé un meeting populaire le 15 septembre dernier, au terrain Sainte-Thérèse, dans la commune de N'djili (Kinshasa). Cette manifestation avait connu une fin agitée avec des affrontements entre un groupe de jeunes identifiés comme étant proches de la majorité présidentielle et certains manifestants de l’opposition. Ces échauffourées auraient occasionné des blessés graves.

En dehors des témoignages des assaillants recrutés parmi le PPRD et l’As Vita club, HRW révèle que des agents de services de sécurité en tenue civile, ont aussi participé à cette attaque.

Ida Sawyer, chercheuse de HRW, a affirmé les personnes interrogées ont expliqué aux enquêteurs de cette ONG comment ils étaient « mobilisés et amenés dans un camp militaire à Kinshasa avant la manifestation ».

« Nous avons documenté comment les hauts responsables des forces de sécurité y compris le commandant de la police pour la ville de Kinshasa, le général Célestin Kanyama, ainsi que des autorités du PPRD, ont recruté des jeunes pour aller attaquer la manifestation de l’opposition le 15 septembre. Nous avons parlé avec plusieurs parmi ces assaillants, y compris les membres de la Ligue des jeunes du PPRD, ainsi que les jeunes qui sont liés à Vita Club, l’une des principales équipes de football de Kinshasa, et aussi des agents de l’ANR, de la Police, tous en tenue civile auraient également pris part à l’attaque, selon les assaillants avec qui nous avons parlé », a déclaré Ida Sawyer.

Chacun a reçu environ 65 $US et des instructions sur comment il fallait attaquer les manifestants, a-t-elle ajouté.

« C’est faux et archifaux », a rétorqué le général Célestin Kanyama cité dans le rapport de HRW.

Contacté par Radio Okapi, le commissaire provincial de la police accuse à son tour HRW d’être dans la logique de « qui veut noyer son chien, l’accuse de rage ». Raison pour laquelle, dit-il, cette ONG américaine voit son ombre partout où il y a un dossier sale à Kinshasa.

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