Livre: Astrid Mujinga convie ses lecteurs à « Un séjour au pays des opportunistes »

Astrid Mujinga auteur de l’ouvrage un séjour au pays des opportunistes. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

« Un séjour au pays des opportunistes » est le quatrième livre qu’elle publie. Dans cet ouvrage, Astrid Mujinga, ancienne journaliste à Radio Okapi et ancienne professeur de français, parle de l’argent facile. Ses personnages sont confrontés à la fraude, à la corruption. L’auteure se défend pourtant d’avoir produit un livre moralisateur. Les quatre nouvelles contenues dans le livre rendent compte, assure-t-elle.

Astrid Mujinga nous parle de son quatrième livre.

Entretien.

Quel thème abordez-vous dans votre nouveau livre ?

La loi du moindre effort et l’appât du gain facile sont les deux principaux thèmes qui dominent cet ouvrage.  Je mets en scène des personnages animés par le souci de gagner facilement de l’argent dans une société où  tout se passe par des arrangements.

Les héros sont présentés comme des personnes qui, durant leur vie, croisent des gens qui leur proposent des activités dont la réalisation passe par des arrangements. On impose des taxes exorbitantes. Ceux qui ne savent pas payer la totalité des frais exigés négocient des arrangements. Les personnages baignent dans la fraude, la corruption.

Qu’est-ce qui vous a inspiré ?

L’expérience de chaque jour, la situation générale du pays, les discussions avec d’autres personnes sont mes principales sources d’inspiration.

L’ouvrage compte quatre nouvelles. De quoi traite-t-elles ?

Dans la première, je parle d’un monsieur que j’ai nommé  Ndieng, qui va visiter son ami Louly dans un pays imaginaire que j’ai appelé Tognini. Dans ce pays, tout se fait par arrangement. A l’aéroport où son avion atterrit, un taximan lui demande le double du prix pratiqué normalement et  finit par lui proposer des arrangements. A l’hôtel, la chambre proposée manque de literie. Il obtient ce dont il a besoin par arrangements. En fin de compte, il finit par se faire rouler en achetant un faux diamant.

Dans la deuxième nouvelle, je mets en scène un quinquagénaire, Manda. Pendant son voyage, il rencontre une jeune fille, Nathalie,  âgée de 17 ans qui voyage seule.

A l’arrivée, la personne qui devrait récupérer la fille à l’aéroport ne se présente pas et le quinquagénaire prend la jeune fille, la loge à son hôtel et fait d’elle sa maîtresse. Informée, l’épouse du monsieur quitte son ménage. Le quinquagénaire fait de sa maîtresse sa nouvelle épouse.

La troisième nouvelle est une histoire de dette. Katanku est criblé de dettes et cherche comment les rembourser. Il recourt à une astuce immorale. Il demande à sa fille, une mineure de 17 ans, d’aller séduire un homme d’affaires.

La dernière nouvelle met en lumière une mère qui convainc sa fille à abandonner son fiancé et à épouser un inconnu qui vit  en Afrique du Sud. La fille va se laisser convaincre.

Le point commun de toutes ces nouvelles est que les personnages veulent s’enrichir très facilement, par le moindre effort.

Quelles leçons tire-t-on de ces nouvelles ?

L’ouvrage n’est pas essentiellement moralisateur. Je rends compte des constats.

La situation que je mets en scène n’est pas nouvelle. Ce sont les choses que nous vivons chaque jour. Quand on lit cet ouvrage, on voit les conséquences  des actes que les personnages ont commis et chacun peut tirer des leçons.

Le monsieur qui avait détourné la jeune fille à l’aéroport a fini en prison et a perdu sa femme.  

Celui qui a envoyé sa fille séduire l’homme d’affaire a perdu le fruit de ses entrailles. La fille a fini par mener une vie dépravée. Elle est décédée en tentant d’avorter.

Le moindre effort produit toujours des conséquences fâcheuses.

Pour qui écrivez-vous ?

Je m’adresse à tous ceux qui sont capables de se procurer un ouvrage, de le lire et d’en appréhender l’idée.

Il s’agit des jeunes gens, des adultes, des vieux, des hommes comme des femmes. Tout le monde est concerné.

Dites-nous un mot de vos précédentes publications

L’ouvrage que je mets à la disposition des lecteurs est le quatrième. Le tout premier ouvrage est une nouvelle intitulée « Et le Ciel s’assombrit ». Il a été édité dans un recueil : « Les terrassiers de Bukavu ».

La  deuxième œuvre est un roman intitulé « L’odeur du sang ». Il a connu un succès relatif.

C’est surtout le troisième roman « Affres et Ronces de la destinée » qui a connu un franc succès parce qu’il est vendu dans les grandes librairies  en France et dans le monde. On le trouve notamment chez Amazone, à la Fnac, à Desigual et dans d’autres surfaces où on peut se procurer des livres.  

L’ouvrage est traduit en trois langues : en anglais, en allemand et en japonais. Quand on fait une recherche sur Google, il y a beaucoup  de commentaires au sujet de ce livre.

J’espère  que ce quatrième ouvrage aura autant  de succès que les précédents.  Dans une semaine, il va sortir dans les librairies en France et les grands points de vente en ligne. Ça pourrait arriver en RDC un peu plus tard, peut-être dans un mois.

Entretien réalisé par Blaise Makasi

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