Serge Mulimani publie l’ouvrage « Ce que la guerre n’a pas tué »

Le jeune écrivain congolais, Serge Mulimani Kalinda a présenté, mardi 27 janvier à Beni (Nord-Kivu), son ouvrage intitulé « Ce que la guerre n’a pas tué ».

Publié aux éditions Plume Noire au Sénégal, ce livre se veut un manifeste de résistance intellectuelle, invitant les Congolais à transformer trois décennies de souffrance en une force bâtisseuse.

Loin d'être un simple récit de tragédies, l'œuvre de Serge Mulimani Kalinda propose une philosophie de l'action pour les populations de l'Est de la RDC.

« Bâtir sur les ruines »

L'auteur exhorte ses lecteurs à ne plus se laisser enfermer dans le statut de victime. Pour lui, la guerre a certes détruit les infrastructures et les vies, mais elle n'a pas pu éteindre la capacité de l'homme à se réinventer.

« Ce que la guerre n’a pas tué, c’est cette conception selon laquelle, même sur les ruines, on peut encore rebâtir. Demeurer victime sans agir, c’est pire que la guerre », a déclaré l'écrivain.

Une invitation à la « résistance mentale »

À travers ses pages, Serge Mulimani Kalinda appelle la population à puiser dans les épreuves l'énergie nécessaire pour avancer. 

L'ouvrage s'articule autour de trois axes majeurs :

La résilience : Ne pas se définir par la souffrance subie.
La résistance : Refuser la fatalité de la destruction.
La vie : Positiver l'existence malgré le contexte pour permettre une reconstruction durable.

Publié en novembre 2025, l’ouvrage « Ce que la guerre n’a pas tué » s'inscrit désormais dans le courant de la littérature congolaise engagée, servant de pont entre la douleur du passé et l'espoir d'un futur à reconstruire par les Congolais eux-mêmes.

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