RDC: Paris finance le secteur de la santé

L’ambassadeur de France accrédité en RDC, Alain Remy, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le 01/03/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La France participe au financement du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, d’Unitaid et de Gavi pour améliorer la santé des populations en RDC. Entre 2015 et 2017, la RDC a bénéficié de 715 millions d’euros pour lutter contre le VIH-Sida, la tuberculose et le paludisme.

La France a participé à ce financement à hauteur de 160 millions d’euros.

Selon l’ambassadeur de France en RDC, Alain Remy, ce financement a servi essentiellement à «l’achat des médicaments et des moustiquaires imprégnées, au renforcement de capacités et à l’amélioration de la chaine d’approvisionnement» selon les orientations des programmes nationaux.
 
L’ambassadeur a présenté à la presse mardi 1er mars les actions de son pays pour l’appui au secteur sanitaire en RDC. D’après lui, quatre cent mille habitants des zones périphériques de Kinshasa ont bénéficié de l’aide publique française, en accédant désormais à l’eau potable.

Dans une conférence de presse animée avec plusieurs autres personnalités, comme le médecin chef de l’hôpital Monkole et le directeur de l’école de santé publique de Kinshasa, l’ambassadeur français a décrit les projets donnant accès à la santé et à l’eau potable pour réaliser les objectifs de développement durable. 
 
«Un programme santé d’à peu près 145 millions d’euros, à peu près 165 millions de dollars, a été approuvé le mois dernier au bénéfice de la RDC. Dans le cadre de ses objectifs, la France se range derrière le gouvernement de la République démocratique du Congo pour soutenir sa stratégie de renforcement du système de santé», a poursuivi Alain Remy.
 
L’aide publique de la France profite notamment à l’hôpital de Monkole, qui reçoit beaucoup gratuitement d’après son médecin directeur, Alphonse Mosolo.  
Mais à la question de savoir pourquoi alors les soins coûtent cher, le docteur Mosolo a réagi:

«Par la localisation de Monkole, il est très difficile de tarifer très cher les soins. Sinon, vous n’aurez personne pour payer les soins. Donc, nous avons quatre tarifs à Monkole. Il y a les A, les B, les C et les D. Les A et B sont des tarifs sociaux, pour des personnes démunies, qui en réalité ne permettent pas d’avoir une marge bénéficiaire.»

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