Le Gouvernement vulgarise ses 28 mesures urgentes pour la relance économique

Modeste Bahati Lukwebo, ministre congolais de l’Economie, le 12/03/2014 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La campagne de vulgarisation des vingt-huit mesures urgentes du gouvernement congolais pour la stabilité et la relance économique de la RDC, suite à la chute des cours des matières premières, a été lancée mercredi 2 mars à Kinshasa. Le Gouvernement et ses partenaires du secteur privé, notamment la Fec, la Fenapec, la Copmeco et d’autres associations patronales se sont retrouvés pour voir comment garantir une mise en œuvre efficace de ces différentes mesures. Séance tenante, la Fec, tout en déplorant qu’elle n’ait pas été associée à la prise de ces mesures, a fait part de ses propositions dans un mémorandum au Gouvernement pour la réussite de ces mesures d’urgence.

Ces vingt-huit mesures avaient été prises lors du conseil des ministres du 26 janvier dernier. Elles sont réparties en trois volets: financier, dépenses et reformes.

Selon le ministre de l’Economie, Modeste Bahati, elles seront mises en œuvre dans une approche bidimensionnelle caractérisée, d’une part, par l’application des actions correctives visant à stabiliser la situation économique, et d’autre part, par des initiatives prospectives ayant l’ambition d’exploiter les secteurs économiques porteurs, jusque-là insuffisamment voire pas du tout considérés, dans le but d’apporter des revenus nouveaux et substantiels à l’Etat et d’amorcer le processus de diversification de l’économie congolaise.

Modeste Bahati explique les raisons de ces mesures :

«Nous avons voulu que, dans l’immédiat, nous puissions juguler la grave crise qui secoue aujourd’hui les pays de la région, du fait de la baisse drastique des cours des matières premières, mais également du fait que les structures de nos marchés intérieurs tout comme des pays voisins demandent que nous puissions réajuster certaines pratiques.»

Bien que déplorant le fait de n’avoir pas été associées à l’élaboration de ces mesures, la Fec et d’autres associations ont souscrit à cette démarche.

 «Ici, nous avons dépassé le stade de la polémique consistant à dire si le Gouvernement avait raison ou pas, si ces mesures sont bonnes ou pas. Ce que nous voulons, c’est qu’ensemble qu’on regarde l’applicabilité et surtout qu’on quantifie les résultats qu’on espère, mesure par mesure», a affirmé Albert Yuma, le président de la Fec

Le Gouvernement et ses partenaires du secteur privé se sont fixé rendez-vous vendredi 4 mars, en vue d’harmoniser ces mesures d’urgence avec le mémorandum de la Fec.

 

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