Election-RDC: «Il n’est nullement question de dépasser la date constitutionnelle», affirme Martin Fayulu

L'opposant Martin Fayulu en juillet 2014. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

« Il n’est nullement question de dépasser la date constitutionnelle », a réagi samedi 19 mars l’opposant Martin Fayulu après les déclarations du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Corneille Nangaa, qui a fait savoir que son institution ne pouvait pas organiser l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel.

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Selon la constitution, le deuxième et dernier mandat de l’actuel chef de l’Etat s’achève au mois de décembre prochain. Dans son calendrier publié l’année passée, la Ceni avait prévu d’organiser l’élection présidentielle le 27 novembre.

A (re)Lire: RDC : la Ceni fixe l’élection présidentielle au 27 novembre 2016

« Je ne vois pas comment est-ce que M. Nangaa peut dire qu’il ne peut pas organiser les élections le 27 novembre 2016 », déclare Martin Fayulu.

L’opposant accuse le président de la Ceni de tromperie, expliquant que Corneille Nangaa avait affirmé à l’opposition que les élections seraient organisées dans le délai si la Ceni avait les moyens suffisants.   

« M. Nangaa est en train de tromper les gens. Il nous a dit à nous, la Dynamique de l’opposition, qu’il était possible d’organiser les élections dans le délai constitutionnel à la seule condition qu’il puisse avoir des moyens. Moyens financiers, moyens logistiques, moyens humains », révèle Martin Fayulu.

Pour l’opposant, l’organisation des élections dans le délai constitutionnel nécessite des moyens et la volonté politique.

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La Majorité prend acte

Du côté de la majorité, on dit prendre acte de la démarche de Corneille Nangaa qui a promis de saisir la Cour constitutionnelle pour obtenir « une extension ».

Pour le porte-parole de la Majorité présidentielle, Alain André Atundu, la Ceni fait face à deux exigences : technique et constitutionnelle.

« Je trouve que c’est une démarche légitime, normale, régulière de la part d’un responsable qui voudrait être fixé sur la constitutionnalité d’un acte qu’il pourrait être amené à poser. Nous ne faisons que prendre acte de cette déclaration. Aujourd’hui, nous avons une situation entre le respect du délai constitutionnel et le respect des exigences techniques », explique-t-il.

Pour lui, cette question doit être traitée par des « techniciens qui peuvent nous  donner le délai qu’il faut afin de solliciter à la Cour constitutionnelle la prolongation qu’il faut ».

« En tant qu’acteur politique et sujet congolais, poursuit-il, nous ne pourrons que nous soumettre aux dispositions de la Ceni dont c’est la compétence constitutionnelle. »

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