Assemblée nationale: débat à huis clos sur l’insécurité au Nord-Kivu

Des députés lors de l’élection du bureau définitif de l'Assemblée nationale congolaise le 12/04/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompeng

Un débat sur l’insécurité au Nord-Kivu a été organisé à huis clos lundi 30 mai à l’Assemblée nationale. Les ministres de la Défense, de l’Intérieur et de l’Environnement ainsi que les responsables de l’armée, de la police et des services de renseignement ont pris part à cette séance que réclamaient les députés du Nord-Kivu.

Le président du Caucus de députés du grand Nord de la province du Nord-Kivu, Jérôme Lusenge, a affirmé être partiellement satisfait que cette question soit finalement abordée au Parlement.

Depuis le début du mois de mai, des députés nationaux du Nord-Kivu boycottent les plénières de l’Assemblée nationale pour protester contre l’insécurité dans cette province, où des massacres des civils sont enregistrés depuis octobre 2014.

Ils ont assisté lundi à leur première plénière, deux semaines après le lancement de leur mouvement de boycott.

«Notre suspension n’a pas visé autre chose que d’exercer la pression sur le gouvernement et les autres institutions afin que les tueries de Beni soient prises au sérieux», affirme Jérôme Lusenge.

Le député souhaite que la question de la sécurité au Nord-Kivu ne soit pas «tribalisée».

«Nous ne voulons pas qu’on voit les ethnies. L’assassin reste assassin», souligne-t-il.

Jérôme Lusenge évoque également la question des mouvements de populations dans la province.

«Nous voyons l’entrée massive de beaucoup de Rwandais parce que ceux qui traversent jusqu’en Ituri, plus d’une cinquantaine de milliers de personnes, tout le monde sait qu’ils ne viennent pas de Masisi, ils ne viennent pas de Rutshuru […] jusqu’au point nous nous posons la question s’il n’y a pas une relation avec ceux qui tuent à Beni et à Miriki», explique le député.

Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a publié samedi 28 mai une lettre circulaire suspendant tout «mouvement suspect» des populations inconnues sur toute l’étendue de la province et dans le territoire de Beni, en particulier.

Une décision censée combattre l’insécurité qui a occasionné des massacres des populations civiles dans la région.

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