Conclave de Bruxelles: les parlementaires ont des avis partagés

Des sénateurs en pleine séance d’adoption de la loi électorale le 23/01/2015 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Les députés nationaux et sénateurs ne parlent pas le même langage après les résolutions du conclave de Bruxelles, qui a réuni une centaine de membres de l’opposition et de la société civile congolaises. Les délégués à ce forum, qui s’est clôturé dans la nuit de jeudi 8  à vendredi 9 juin, ont rejeté «le dialogue convoqué par l’ordonnance du président Kabila» depuis samedi 28 novembre 2015.

S’exprimant vendredi 10 juin à Radio Okapi, certains parlementaires saluent cette idée et estiment que ces résolutions permettront d’éviter le «glissement». D’autres, par contre, estiment que les solutions aux problèmes des Congolais doivent venir de Congolais et non de «pays étrangers».

Le sénateur Grégoire Kiro se réjouit de l’unité affichée par l’opposition et partage le contenu de la déclaration finale:

«Ce sont de conclusions qui m’enchantent dans la mesure où, pour la première fois, la plus grande partie de l’opposition est parvenue à se mettre d’accord. Le fait d’accepter le dialogue sous les conditions prévues dans l’accord cadre d’Addis-Abeba, c’est aussi une bonne chose. En ce qui concerne le respect de l’échéance électorale pour le chef de l’Etat, nous avons toujours demandé que le 19 décembre, à la fin de son mandat, le chef de l’état actuel quitte le pouvoir et le laisse à celui qui aura été élu».

«Chasser le président de la République ?»

Le sénateur Florentin Mokonda Bonza partage l’idée développée par les participants à ce forum. Il affirme cependant qu’il n’a pas fait le déplacement de la capitale belge, parce que «c’est au pays qu’il faut lutter, pas nécessairement à Bruxelles.»

Mais, Mokonda Bonza dit ne pas assumer certains « mots forts utilisés » par certains acteurs de l’opposition:

«La réunion de Bruxelles peut être une bonne chose, si l’opposition arrive à se mettre d’accord pour qu’il n’y ait pas glissement. D’autre part, est ce qu’il faut chasser le président de la République ? Je ne pense pas qu’il faille le chasser. Le président de la République est une grande  personnalité; il connaît la constitution. Il a gouverné depuis quinze ans, il sait qu’il ne peut plus se représenter. Il tirera les conséquences.»

Le sénateur Mulayila Tengabanzu dénonce également le fait que les conclavistes aient exigé le départ de Joseph Kabila:

«Mais quand ce groupe-là se permet de dire qu’il exige le départ de Joseph Kabila, il doit savoir que le départ de Kabila c’est par la voie des urnes. Ce n’est ni à Bruxelles, ni à New-York où se prendront les décisions sur le départ de Kabila.»

Il espère néanmoins que les participants à ce forum, participeront au dialogue politique et inclusif, convoqué par le président de la République.

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