Sommet de l'UA: adoption du principe d'une taxe sur les importations pour financer l'Union

(En avant-plan de G.à.D) Salva Kiir, président du Soudan du Sud, Joseph Kabila président de la RDC, Jakaya Kikwete président de la Tanzanie, Yoweri Museveni président de l'Ouganda, Nkosazana Dlaminini Zuma présidente de la commission de l'Union africaine et Paul Kagame président du Rwanda à la clôture du VIIè sommet extraordinaire de la CIRGL à Kampala (Jeudi 5 septembre 2013)

Les chefs d’Etat africains ont adopté dimanche à Kigali au sommet de l'Union africaine (UA) le principe d’une taxe sur les importations pour financer l’organisation panafricaine et réduire sa dépendance vis-à-vis des pays donateurs. Cette nouvelle taxe de 0,2% doit s’appliquer à toutes les importations des 54 Etats membres de l’UA, à l’exclusion de certains biens de première nécessité qui restent à déterminer.

"Cette formule devrait générer environ 1,2 milliards de dollars (1,1 MEUR). Cela sera prévisible et très simple", a expliqué Claver Gatete, le ministre rwandais des Finances.

Les nombreux retards et défauts de paiement de leurs contributions par les Etats membres "affectent sérieusement le fonctionnement de l’Union africaine", a t-il reconnu.

Le budget 2016-2017 de l’UA s’élève à 781 millions de dollars (707 MEUR), hors opérations de maintien de la paix. Sur cette somme, les Etats membres ne financent que 212 millions, contre 569 millions de dollars par les donateurs étrangers (Union européenne, Etats-Unis, Chine, Banque mondiale), soit près de 73% du budget.

"C’est une bonne avancée", se félicite Désiré Assogbavi, le représentant d’Oxfam auprès de l’UA, tout en mettant en garde contre les problèmes de mise en œuvre. "Il faut absolument que cette taxe soit prélevée à la source, directement par ou pour l’Union africaine, sinon elle ne sera jamais appliquée", prévient-il.

La dépendance financière de l’UA est régulièrement jugée intolérable par les dirigeants africains qui ont jusqu’ici montré peu d'empressement à remédier à cette situation.

Des taxes sur les billets d’avion, les nuits d’hôtel et les SMS sur téléphone portable, avaient été adoptées "sur le principe" en 2014 sur proposition de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, mais ces mesures n’ont jamais été appliquées.

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