La Prospérité : «Crise électorale et constitutionnelle en RDC : le plus dur reste à faire» !

Revue de presse kinoise de lundi 31 octobre 2016.
 
L’accord du 18 octobre, qui reporte la présidentielle en 2018, peine à s’appliquer du fait « des dialoguistes » qui se livrent à une bataille des postes acharnée, alors que le Rassemblement cherche à mettre en place un régime spécial et que le MLC propose la Présidence intérimaire prévue à l’article 76 de la Constitution. Ces positions des uns et des autres, plonge le pays dans une « crise électorale et constitutionnelle », note La Prospérité.
 
Si chaque regroupement devrait camper sur sa position, le pays est encore loin de sortir de la crise électorale et constitutionnelle. On voit mal comment un groupe parviendrait à imposer sa volonté sur le reste de la population, même avec le soutien des acteurs étrangers, si le Dialogue n’est pas privilégié, indique le quotidien.
 
Pour La Prospérité, Au regard de toutes les positions tranchées sur les modalités de gestion de la Transition, les prélats catholiques ont proposé l’organisation d’un nouveau round de discussions politiques sur des sujets qui fâchent. Presqu’en parallèle, le MLC a créé le Front pour le respect de la Constitution dont la principale revendication la Présidence intérimaire d’une durée de 120 jours prévue à l’article 76 de la Constitution. Une façon de récuser les deux arrêts de la Cour constitutionnelle sur la fin de mandat présidentiel et le report des élections, les conclusions du Dialogue et le régime spécial cher au Rassemblement. Ce qui fait croire à la Prospérité que le mois de novembre 2016 va commencer sans que les tensions politiques ne soient sensiblement réduites en RDC.
 
De son côté, L’Avenir rappelle « L’ultime appel des confessions religieuses ».

Selon le journal, la déclaration du 29 octobre 2016 des chefs des confessions religieuses de la République démocratique du Congo relative à la fin du dialogue politique nationale inclusif, est analysée par maints spécialistes de questions politiques du pays, comme étant une réponse adaptée et appropriée (…). On peut lire dans cette déclaration des chefs religieux que ce compromis politique dénote d’un réel sens de responsabilité de la part des acteurs, notamment lorsque cela reconnait l’impossibilité d’organiser des élections apaisées et crédibles, d’ici la fin de l’année 2016 , lève l’option de régler définitivement la question de l’identification et de l’enrôlement des électeurs, en recommandant l’inclusion de tous les électeurs potentiels dans le fichier électoral, laisse l’ouverture aux acteurs politiques et aux forces sociales qui n’ont pas pris part au dialogue, consacre l’option de la gestion consensuelle de l’Etat et proclame l’engagement des parties à respecter la constitution et l’accord politique lui-même, écrit le journal.
 
Et L’Avenir de s’interroger : « Quelle attitude va adopter le Rassemblement » ?

Le journal suppose que le Rassemblement suivrait le sage conseil prodigué par le président angolais Edouardo Dos Santos, lors de la septième réunion de haut niveau du Mécanisme régional de supervision de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la Région des Grands Lacs, qui a dit qu’il vaudrait mieux d’attendre quelques mois de plus pour accéder au pouvoir en toute sécurité et tranquillité, que de suivre les voies incertaines de la violence, où l’on sait toujours comment et pourquoi elles commencent, mais jamais quand elles finiront. «Le Rassemblement qui a aligné un meeting ce 05 novembre 2016, sans oublier le 19 du même mois et le 19 du mois suivant, a intérêt à faire le choix de la paix, pour éviter aux Congolais le bain de sang», conseille le quotidien.
 
Forum des As, lui, appelle « au silence ». La raison est à lire à trouver dans son titre : « On négocie… les postes » !

« Ça négocie ferme dans la ville haute. Mais, en souterrain. L’ordre post-Cité de l’Union africaine va bientôt sortir de terre », révèle le journal : comité de suivi, une espèce de parlement de fait ; Primature, Gouvernement. Autant de créneaux qui mobilisent tous les signataires de l’accord politique. Selon une pratique bien de chez nous, personne d’entre les « dialogueurs » n’entend rester en réserve de la République. Tout le monde veut être « quelque part », écrit le quotidien.
Arbitrages difficiles. Majorité présidentielle en ce compris le PPRD, opposition et même société civile ont des « vocations à servir le pays » dans les institutions.
 
Le Phare aborde également la question électorale et s’intéresse au « Tripatouillage des comptes de la CENI » et titre : « Nangaa interpellé »!

Selon le journal belge Le Soir que cite Le Phare, pendant que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) prétextait la disette pour justifier son incapacité de lancer les opérations préélectorales en temps opportun (commandes et achats des kits électoraux, déploiement des kits électoraux sur le terrain, enrôlement des électeurs), il y avait de l’argent frais dans un de ses comptes ouverts à la BGFI.
 
Le quotidien belge soutient qu’entre janvier et avril 2016, le gouvernement congolais aurait effectué six versements dans l’un des deux comptes de la commission électorale congolaise, à hauteur de 55 millions de dollars américains. L’unique retrait imputé à la CENI serait de l’ordre d’environ 900.000 dollars, ce qui lui laissait un matelas de réserve d’un peu plus de 54 millions de dollars.
 
Le Soir signale entre autres anomalies le fait que le second compte ouvert à la BGFI serait resté sans le moindre franc au moment où la CENI s’empressait d’ouvrir un troisième pour y loger un prêt d’environ 25 millions de dollars américains sollicité auprès de la même banque. La question concernant la souscription d’un emprunt de 25 millions de dollars américains au sein d’une institution financière où la CENI détient un compte où dorment 54 millions de dollars  et un second en totale hibernation reste sans réponse. Mais autre fait curieux, révèle le quotidien belge, c’est le risque que prend la BGFI d’octroyer à une cliente un crédit de l’ordre de 25 millions de dollars alors que ses fonds propres sont plafonnés à 36 millions USD.
 
Au regard de la réglementation en vigueur, une banque ne peut pas donner en prêts des montant supérieurs à 25% de ses avoirs, fait remarquer le journal qui indique qu’entre-temps, on assiste à un rythme endiablé des retraits de fonds dans ce nouveau compte entre mai et septembre 2016, soit un total de 7,5 millions de dollars, moyennant sans doute intérêts et commissions. En tout, la BGFI aurait pris, à cette date, près de 3 millions de dollars d’intérêts. A en croire des informations en possession du quotidien Le Soir, ces retraits de fonds seraient opérés par des personnes extérieures à la CENI. Ce qui ne fait que croître des soupçons de tripatouillages des comptes de cette institution d’appui à la démocratie.
 

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