Blocage de l’accord du 31 décembre : la MP et le Rassemblement se rejettent la responsabilité

La Majorité Présidentielle(MP) et le Rassemblement se rejettent la responsabilité dans le blocage de l’application de l’accord politique du 31 décembre. Ces deux composantes ainsi que la société civile réagissent au message des évêques catholiques demandant à la Majorité présidentielle(MP) et au Rassemblement de faire preuve de bonne foi pour appliquer l’accord du 31 décembre pour organiser les élections. 
 
La Majorité présidentielle estime ne pas être responsable du « blocage ». André Alain Atundu, porte-parole de cette plate-forme affirme que son camp attend que le Rassemblement se réorganise après le décès d’Etienne Tshisekedi, afin de reprendre les discussions.
 
«A l’état actuel des choses, la MP ne se considère pas comme responsable de ce qui est convenu d’appeler aujourd’hui le blocage, tout simplement parce que nous attendons que le Rassemblement puisse résoudre un certain nombre de problèmes internes importants notamment la succession de monsieur Etienne Tshisekedi pour que nous puissions débattre de la question du président du Comité national du suivi parce que ce devra être un personnage consensuel », affirme Alain André Atundu.
Il fait remarquer que la question du Premier ministre sera « une conséquence de ce rééquilibrage de la vie politique, notamment au sein de l’opposition». Le Premier ministre doit être issu de l’opposition, selon l’accord qu’elle a trouvé avec la Majorité.
 
De son côté, le Rassemblement affirme avoir été de bonne foi depuis le début de ce processus. Christophe Lutundula note qu’en ce qui concerne la présentation du Premier ministre, le Rassemblement avait déjà accompli sa part de responsabilité et reste disposé pour d’autres rencontres ou négociations, en vue d’un compromis.
 
«Le Président de la République a dit aux évêques qu’il exigeait une liste d’au moins trois candidats au poste de Premier ministre. Et le président a ajouté qu’il ne souhaite pas que ce soit les évêques qui lui présentent le dossier et qu’il veut que la nouvelle direction du Rassemblement lui présente le dossier. Pour prouver notre bonne foi de notre engagement, nous sommes prêts à rencontrer le Président de la République parce que c’est à lui que nous allons représenter le même candidat, c’est à lui que nous allons parler», note Christophe Lutundula.
 
Trouver des solutions médianes
 
La société civile qui soutient l’appel de la CENCO suggère aux évêques de trouver des solutions médianes pour départager la Majorité au pouvoir et l’opposition qui campent chacune sur ses positions en ce qui concerne les modes de désignation du prochain Premier ministre. Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) recommande aux évêques d’initier des discussions secrètes, loin du cadre du centre interdiocésain afin de « dépassionner les débats ».
 
«Il faut faire appel au génie de la CENCO qui doit agir de manière active en tant que médiation pour rapprocher  les positions des uns et des autres et éventuellement leur proposer une solution médiane et ça doit se faire dans la discrétion la plus totale», recommande Georges Kapiamba.

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