Arrangement particulier : l’UDPS « prend patience » jusqu’au 27 mars, affirme Jean-Marc Kabund

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) dit avoir pris acte de l’annonce de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) pour signer l’arrangement particulier lundi 27 mars. Lors d’un meeting organisé mercredi 21 mars à Kinshasa, son secrétaire général, Jean-Marc Kabund promet de mener des actions [sans plus de précisions sur la nature desquelles actions] si l’accord n’est pas signé à cette date.

« Juste quand je m’apprêtais à venir donner le mot d’ordre, j’apprends que nous allons signer l’arrangement particulier le 27 mars. J’en ai pris acte. Alors j’ai pris patience d’attendre jusqu’à ce lundi le 27 mars », affirme Jean-Marc Kabund.

Le vice-président de la CENCO,  Mgr Fridolin Ambongo a annoncé la signature de l’arrangement particulier entre toutes les parties prenantes au dialogue du centre interdiocésain pour le 27 mars prochain.

Dans sa communication devant des milliers de militants, Jean-Marc Kabund promet « une résistance à toute manœuvre dilatoire de retarder l’application de l’accord du 31 décembre ».

« Si à cette date-là [27 mars] nous ne signons pas l’arrangement particulier, je vais tenir  une conférence de presse mardi le 28 mars ici à la permanence pour donner le mot d’ordre des actions à mener », a menacé le secrétaire général de l’UDPS.

Selon lui, il y a deux possibilités qui s’offrent :

« Soit  Kabila va appliquer l’accord de Saint Sylvestre ou soit nous allons appliquer l’article 64 de la constitution ».

Cet article stipule :

« Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d'individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l'exerce en violation des dispositions de la présente Constitution. Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la nation et l'Etat. Elle est punie conformément à la loi ».

Selon l’accord du 31 décembre 2016, l’élection présidentielle et les législatives devront être organisées en fin décembre 2017. Le poste du premier ministre et de la présidence du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) sont réservés au Rassemblement.

Pour Jean-Marc Kabund, la primature qui doit revenir au Rassemblement n’est pas un cadeau derrière lequel on doit courir.

« Quelle est l’importance d’accorder au Rassemblement la primature…Est-ce que c’est un cadeau ? Non…c’est la  conséquence du refus d’organiser les élections dans notre pays », précise Kabund.

Le secrétaire général de l’UDPS dit comprendre l’attitude de la famille politique qui tient à prolonger les négociations au centre Interdiocésain « enfin d’en tirer profit politiquement ».

Moment de recherche de la paix

Réagissant aux menaces brandis par l’UDPS si l’arrangement particulier n’est pas signé le 27 mars, Crispin Ngoy, l’un des communicateurs de la MP affirme que « ce n’est pas le moment de menacer».

« Ce n’est pas le moment de quitter et de menacer ou de faire quoi que ce soit. Le peuple n’en a pas besoin. Il a besoin de la paix et des voies et moyens pour aller aux élections crédibles et apaisées », rétorque-t-il.

Pour Crispin Ngoy, ce n’est pas aussi le moment de parler isolément de l’UDPS parce que ce parti politique fait partie du Rassemblement et cette plateforme est présente aux négociations de la CENCO.

« Je crois que le moment que nous traversons est celui de la recherche de la paix. L’UDPS fait partie du Rassemblement et le Rassemblement est à la CENCO pour chercher à trouver des voies et moyens pour amener le peuple aux élections », ajoute le communicateur de la MP.

Lundi 20 mars dernier, Jean-Marc Kabund avait quitté la table des négociations, accusant la MP de « mauvaise foi » pour ne pas signer l’arrangement particulier et ne pas conclure les négociations directes entamées depuis le 8 décembre 2016.

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