RDC : début de campagne électorale pour l’élection partielle des gouverneurs

 
La campagne électorale pour l’élection partielle des gouverneurs et vice-gouverneurs débute mardi 22 août dans les provinces de la RDC où des vacances ont été constatées. Selon le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), cette période s’étendra jusqu’au 24 août.
 
L’élection proprement dite interviendra samedi 26 août, d’après le chronogramme de la CENI.
Conformément au calendrier de la commission électorale, les assemblées provinciales ont ainsi ouvert leurs sessions extraordinaires. Elles s’étendront du 21 au 30 août. Ces sessions se consacrent exclusivement à l’élection des gouverneurs et leurs vice-gouverneurs.
 
Au Sud-Kivu, sept candidats en lice tenteront de convaincre les élus provinciaux, à travers leurs projets de société. Le gouverneur élu remplacera Marcellin Cishambo, qui a démissionné de ce poste en juillet dernier. Ila été accusé de mauvaise gestion. Le président de l’assemblée provinciale du Sud-Kivu, Emile Kadudu, a demandé à la CENI de se montrer «impartiale lors des élections».
 
«J’invite aussi les députés provinciaux à faire preuve de maturité politique en tenant compte des enjeux de l’heure», a-t-il interpellé. L’actuel vice-gouverneur Gabriel Kalonda qui expédie les affaires courantes devra céder son fauteuil au colistier du nouveau gouverneur qui sera élu.
 
Sept candidats gouverneurs sont en lice:
 
Sylvanus Mushi Bonane
Juste Aganze Cibembe
Gustave Bagayamukwe Tadji
Jean-Pierre Mirindi Basheka
Constat Mudekereza Koko
Claude Nyamugabo Bazibuhe
Elie Zihindula Mushengezi
Aucune candidature féminine ne figure parmi les concurrents.
 
Tshopo : mettre fin aux intérims
 
Dans la province de la Tshopo, les cinq candidats en compétition seront reçus mardi 22 août à l’Assemblée provinciale pour la présentation de leurs projets de société. A cet effet, le président de l’assemblée provinciale, Joël Bafandu Yaweli exhorte les cinq candidats à «observer scrupuleusement les règles du jeu de la campagne électorale au sein de l’organe délibérant.»
 
Il a indiqué que l’organisation de l’élection prochaine du gouverneur et de son vice-gouverneur mettra un terme à une situation de «gestion de la province par intérim de manière successive.»
 
La province de la Tshopo est dirigée par des intérimaires après la démission du vice-gouverneur et de l’empêchement ainsi que de la démission du gouverneur de province, a-t-il déploré.
 
Les 5 candidats en compétition sont :
 
Patrick Matata
Constantin Lomata
Cyprien Heri Baraka
David Mendela
Simene wa Simene, de la majorité présidentielle.
 
Sud-Ubangi et Tshuapa: confrontation ouverte
 
Dans la province du Sud-Ubangi, trois candidats sont en lice. Trois postulants aussi sont enregistrés dans la Tshuapa. Selon les observateurs, la confrontation s’annonce ouverte, dans ces deux provinces où des indépendants se disputent le poste de gouverneur avec les tickets de la MP et de l’opposition.
 
Parmi les candidats en lice dans le Sud-Ubangi, figure Joachim Taila Nage, qui se présente en indépendant. Il s’est retiré de la majorité présidentielle (MP). Il y a aussi Yvon Dangbele, qui se présente comme indépendant, bien qu’étant du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba.
 
Le troisième candidat est Jean Wotewangi du parti ATD de José Makila de la majorité présidentielle.
Dans la Tshuapa, Pancrace Boongo de la majorité présidentielle, et deux indépendants, Papy Booto et Gyslain Ngayo, député provincial, vont faire la cour aux députés provinciaux pour solliciter leurs voix.
 
Pas d’élection à Mongala et Equateur
 
Il n'y aura pas d'élection partielle de vice-gouverneur tant dans la nouvelle province de l'Equateur que dans la Mongala. Dans la nouvelle province de l’Equateur, la CENI a suspendu cette élection après avoir pris en compte l’arrêt de la cour constitutionnelle qui réhabilite Madame Jeannine Intombi au poste de vice-gouverneur de province.
 
Mais dans la Mongala, le gouverneur de province n’a pas présenté son candidat colistier en remplacement d’Aimé Bokongu qui a été démis de ses fonctions par motion de défiance votée par l’assemblée provinciale.

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