Conflits ethniques à Rutshuru : 14 morts en cinq jours à Bwito

Au moins quatorze personnes ont été tuées en l’espace de cinq jours suite aux conflits qui minent les relations entre les communautés dans plusieurs villages de la chefferie de Bwito dans le Ruthsuru (Nord-Kivu), indiquent des sources de la société civile de Rutshuru,

Ces sources  renseignent que mercredi 11 octobre dans la matinée, cinq personnes ont été tuées au cours d’une attaque attribuée aux miliciens Maï-Maï du NDC/Rénové, dans le village Kabirangiriro, situé dans le groupement Kihondo à Ruthsuru.

L’attaque visait les miliciens Maï-Maï Nyatura et ce sont leurs dépendants qui ont péri.  

Dans la nuit de mardi à mercredi 11 octobre au moins neuf personnes ont été tuées respectivement dans les villages Butsiri et Mirangi, situés dans le groupement de Kanyabayonga. Parmi les victimes, deux femmes et un enfant. Le président du Baraza la Wazee à Bwalanda attribue ces derniers homicides aux miliciens Maï-Maï Mazembe, soulignant que ces différentes attaques interviennent dans un contexte de tensions entre les différentes communautés de Bwito.

Il affirme en outre que plusieurs villageois d’origine hutu quittent depuis lundi la région pour fuir l’insécurité alimentée selon eux par l’activisme des groupes armés qui sont pour la plupart des branches armées des communautés vivant dans ce secteur.

Il appelle le gouvernement à prendre des mesures urgentes, estimant que la situation sécuritaire à Bwito reste préoccupante et volatile.

«La situation s’empire dans la chefferie de Bwito en particulier dans le groupement Mutanda et le groupement de Kanyabayonga. Nous demandons au gouvernement provincial et national de demander à l’armée de protéger la population civile. Nous ne voulons pas l’histoire de l’année passée, où il y a un grand mouvement de la population civile et cette population est entrain de souffrir», a-t-il plaidé.

En 2016, de dizaines des civils avaient été tués dans des conflits entre les communautés Hutu, Nande et Hunde à Bwito. La réconciliation entre ces communautés avait été obtenue grâce à l’implication du gouvernement provincial, de la MONUSCO et du Baraza intercommunautaire.

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