RDC: 1 300 personnes ont été tuées dans les «atrocités du Kasaï», selon la ministre des Droits humains

La ministre congolaise des Droits humains, Marie Ange Mushobekwa, a fait savoir mardi à Genève au Comité des droits de l'homme de l’ONU que 1300 personnes ont été tuées dans les «atrocités» qui ont été commises dans la région du Kasaï.

Selon elle, ces personnes ont été «essentiellement tuées et décapitées par ce que les médias internationaux appellent les miliciens». La ministre a soutenu que ces actes relèvent du terrorisme.

Marie Ange Mushobekwa a notamment accusé les Kamuina Nsapu de s’être servi de la population civile –  y compris des enfants – comme bouclier humain et de s'être attaqués aux personnes et aux édifices publics.

Elle a affirmé que la justice congolaise ne ménageait aucun effort pour faire la lumière sur les circonstances exactes des crimes commis. La ministre a dit attendre l'arrivée de l'équipe d'experts des Nations Unies et de l'Union africaine chargés d’enquêter sur les violations des droits de l’homme au Kasaï.

Pour elle, le gouvernement congolais n'a rien à cacher sur ce qui s’est passé dans cette région du centre de la RDC. Mais la ministre s’est interrogée sur la pression qui, selon elle, est mise sur Kinshasa pour boucler rapidement les enquêtes.

«Pourquoi on veut faire pression sur le gouvernement congolais pour que ces enquêtes ne durent que trois ou six mois alors que dans d'autres pays du monde, on donne du temps. Nous sommes d'accord qu'il faut la justice, qu'il faut lutter contre l'impunité, mais on doit aussi respecter toutes les procédures», a-t-elle expliqué.

De leur côté, plusieurs experts du Comité des droits de l’homme ont demandé à Kinshasa de faire toute la lumière sur les fosses communes découvertes dans le pays. L’ONU en a dénombré environ 80.

Marie Ange Mushobekwa s’exprimait à l’occasion de la fin de l'examen du rapport de la RDC sur les mesures prises pour donner effet aux dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Les pays signataires de ce pacte adopté par l’ONU en 1966 s’engagent à respecter et à garantir les droits de tous les citoyens.

La ministre congolaise a été notamment interrogée sur la situation dans la région du Kasaï qui a connu de terribles violences pendant une année. Selon l’église catholique, plus de 3 000 personnes y ont été tuées. Les forces de l’ordre et des milices sont accusées d’exactions sur les populations civiles.

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