Forum des As : « Passeport "falsifié" de Katumbi : le PGR se saisit de l’affaire »

La décision du Procureur général de la République (PGR) d’ouvrir une information judiciaire contre Moïse Katumbi à la suite des révélations de la presse internationale au sujet de son passeport « présumé falsifié », suscite les commentaires de la presse kinoise de ce mardi 19 juin.

Dans un communiqué rendu public lundi, le Parquet Général de la République a expliqué qu’il ne pouvait pas rester indifférent aux accablantes révélations faites par la presse internationale sur l’interpellation de Monsieur Moïse Katumbi Chapwe à l’aéroport de Bruxelles (Zanvetem) en possession d’un passeport congolais visiblement falsifié, rapporte Forum des As.
 
Les ennuis actuels de l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga commencent le soir de mercredi 13 juin alors qu’il rentrait d’un voyage en Israël, rappelle le quotidien. En escale à Bruxelles avec son jet privé, le chairman du TP Mazembe s’apprêtait à repartir pour Moscou, en Russie, en vue d’assister à la Coupe du monde de football, quand la police des frontières en contrôlant ses papiers d’identité, s’est aperçue d’un problème avec son passeport, relate le confrère.
 
Pour les services aéroportuaires belges, le leader d’"Ensemble" utiliserait un passeport non-valide car une des pages de ce document n’est pas une page authentique du passeport, explique selon le journal un porte-parole de l’Office des étrangers belge.
 
Pour sa défense, Moïse Katumbi accuse Kinshasa d’avoir annulé la validité de son passeport semi-biométrique et de lui avoir refusé l’obtention d’un passeport biométrique, rapporte L’Avenir qui ironise en parlant d’une grosse comédie. Le journal estime que, dans la mesure où Kinshasa avait annoncé l’avènement des passeports biométriques, tous les Congolais de l’étranger comme de l’intérieur du pays devaient entreprendre des démarches pour obtenir le nouveau passeport.
 
Le quotidien pense plutôt que l’ancien gouverneur du Katanga a tout manigancé avec ses maîtres informaticiens pour prolonger la validité de son passeport semi-biométrique afin de mieux circuler, puisqu’interpellé par sa propre conscience sur sa question de nationalité.
 
La Prospérité relève que c’est la cinquième affaire judiciaire ouverte contre le candidat déclaré à la présidentielle de décembre 2018, depuis qu’il avait quitté sa double casquette de gouverneur de l’ex-Katanga et de président fédéral du PPRD.
 
Au commencement, rappelle le tabloïd, était l’affaire de recrutement des mercenaires. Puis celle de la spoliation d’un immeuble de M. Stoupis à Lubumbashi. Bien des mois après, survient la problématique de sa nationalité italienne à laquelle il aurait renoncé seulement en janvier 2018. Et, comme si cela ne suffisait pas, la Police est intervenue pour loger le même Katumbi à la première enseigne des instigateurs d’une nouvelle rébellion dont les racines devraient être posées à Aru, écrit le confrère qui parle d’une traque que la justice congolaise a lancé contre celui qui a annoncé son retour imminent lors d’un meeting à la place Ste Thérèse à N’Djili.
 
Pour « Ensemble », la plateforme électorale de l’incriminé, tout est clair, il s’agit de l’acharnement du pouvoir contre son leader, lit-on dans les colonnes du Potentiel. La plateforme électorale accuse en effet Kinshasa d’avoir monté plusieurs dossiers judiciaires contre Moïse Katumbi pour l’écarter de la course à la présidentielle. 

Par ailleurs, le quotidien trouve curieux que le PGR ouvre une information judiciaire en se basant seulement sur la version de la presse internationale alors que cette version contraste avec celle livrée par Ensemble.
 
La plateforme électorale de Moïse Katumbi avait en effet rapporté que, lors de vérification d’usage d’entrée au Royaume de Belgique, les services aéroportuaires ont constaté que, bien que disposant des visas en cours de validité, « le passeport semi biométrique de l’ancien gouverneur avait été retiré du système », rapporte le confrère qui déplore que la poule aux œufs d’or de la MP soit devenue le diable qu’il faut combattre par tous les moyens illégaux.  
 
Sur un autre registre, Le Phare renseigne qu’un grave malaise règne depuis plusieurs semaines au sein de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), à la suite de l’adoption de la très contestée machine à voter.
 
A en croire le quotidien qui cite Jeune Afrique, le directeur du Central National de Traitement (CNT) de la commission électorale aurait démissionné et pris la direction de l’exil, pour ne pas assumer « l’ingrate tâche de tripatouillage du fichier électoral et l’opacité programmée des opérations préélectorales ». Le journal craint un mauvais signal pour le processus électoral en cours.​
 
 

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