L’Avenir : « Présidentielle en RDC: Le Cardinal Monsengwo candidat ? »

L’éventuelle candidature du Cardinal Monsengwo à la présidentielle de décembre 2018 figure à la Une des journaux parus lundi 23 juillet à Kinshasa

A quelques jours de la date du 25 juillet 2018 consécutive à la réouverture par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) des Bureaux de Réception et traitement des candidatures (BRTC) pour la réception des candidatures à la députation nationale et à la présidentielle, une structure politique dénommée Dynamique chrétienne pour l’unité et le développement (DCUD) a, dans une pétition signée vendredi dernier à Kinshasa, plébiscité le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, candidat à la présidentielle de décembre 2018, renseigne L’Avenir.

« Pourquoi seulement aujourd’hui cette structure voudrait que le Cardinal, farouche opposant au pouvoir en place, devienne le principal challenger, au moment où il est attendu qu’il joue un rôle majeur dans la réunification de l’Opposition, afin de permettre à celle-ci de se choisir un candidat unique à la prochaine présidentielle et à se doter d’un programme commun ? », interroge le journal, avant de poursuivre :

« Nombreux sont les observateurs de la scène politique congolaise qui pensent que le Cardinal jouerait un bon rôle, en réunissant ce qui reste encore de cette opposition dans la perspective de mieux appréhender les échéances à venir. »

C’est pourquoi Forum des As affirmé à la Une : « Laurent Monsengwo place devant un dilemme » Le journal fait état d’une pétition en cours de signature pour obliger le Cardinal à déposer sa candidature à la présidentielle. Elle est initiée par la Dynamique chrétienne pour l’unité et le développement, une structure de la Société civile regroupant plusieurs organisations chrétiennes, a appelé à une cristallisation des énergies autour de l’archevêque de Kinshasa.

Le quotidien se demande « si le prélat catholique va quitter les ordres et descendre dans l’arène politique […] Le cardinal Monsengwo Pasinya, 78 ans, figure emblématique de la puissante Eglise catholique rd-congolaise et du Vatican, va-t-il abandonner ses charges ecclésiastiques et concourir à la magistrature suprême du pays ? »

De son côté, Le Phare rapporte les propos de l’Abbé Donatien Nshole, Secrétaire général de la CENCO, selon lequel les Evêques sont conscients de la situation sociopolitique du pays mais, ils sont tenus d’agir en conformité avec leur mission. Le fait que les Evêques ont recommandé aux Congolais de se mettre debout et empêcher qu’une minorité prenne en otage le pays est une recommandation qui cadre avec leur mission.

« C’est une mauvaise interprétation de reprocher à l’Eglise de ne pas être au milieu du village. Etre au milieu du village ne veut pas dire se positionner à la même distance entre les différents acteurs. Le pays a besoin d’un nouveau leadership et avec une bonne volonté, il y a encore possibilité d’avoir de bonnes élections », écrit le tabloïd citant le prêtre catholique.

Sur un autre chapitre, Le Potentiel s’interroge « Elections du 23 décembre 2018 : Kabila –ONU-UA : qui trompte qui ? »

Alors que le président Joseph Kabila présentait l’état de la nation devant le Parlement, le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine en faisaient autant. A Kinshasa, tout comme à New-York, on a eu droit à deux discours diamétralement opposés. Preuve de divergences qui persistent entre Joseph Kabila, Antonio Guterres et Moussa Faki. Le ton dur affiché, jeudi dernier, par le président Kabila, n’est pas anodin, soutient le quotidien.

« Entre la ligne dure optée par Kabila et la passivité de la communauté internationale, il y a bien des zones d’ombre. Pour se disculper de toute accusation de non-assistance à un peuple en danger, la communauté internationale a tout intérêt à poser des actes qui rassurent de sa volonté de faire progresser les choses en RDC. A défaut, l’on n’hésitera pas à dire qu’elle roule réellement pour Kabila et toute la majorité qui l’accompagne dans la confiscation de la démocratie congolaise », conclut le journal.