La RDC veut investir dans les mini et micro centrales hydroélectriques

La RDC compte se doter des centrales hydroélectriques à petite échelle qui seront construites dans les milieux ruraux grâce au projet MCH (Mini et micro centrales hydroélectriques) lancé par le gouvernement avec l’appui de ses partenaires multilatéraux le PNUD et le Fonds pour l’environnement mondial.

Jules Kikanda, le coordonnateur du projet MCH, l’a annoncé lundi à Kinshasa à l’occasion d’un atelier de formation regroupant les cadres provinciaux et nationaux du secteur de l’énergie.

« Nous sommes en train de vouloir promouvoir les mini et micro centrales hydroélectriques parce que la population du Congo, c’est plus de 75% en milieu rural. Or, il y a des opportunités à saisir. Dans tous les territoires de la RDC il y a des rivières. Si nous attendons des grosses installations, des grandes centrales, peut-être que cela peut coûter très, très cher », a déclaré Jules Kikanda.

En termes d’électrification, la RDC accuse un gros retard. En milieu rural, moins de 1% de la population a accès à l’électricité.

« Jusque-là, nous en sommes à une quinzaine de sites pour lesquels les études sont menées et pour lesquels le gouvernement et ses partenaires sont en train de mobiliser le financement pour la construction des unités de production », a relevé M. Kikanda.

Avant d’en arriver à ce projet, le PNUD avait publié en 2014 un atlas des énergies renouvelables pour la République démocratique du Congo. Cet atlas répertorie 780 sites hydro-électriques potentiels à travers tout le territoire national contre 270 qui étaient connus à l’époque.