Le Phare : «Refus de la machine à voter : week-end noir pour l’opposition à Lubumbashi»

Revue de presse du lundi 15 octobre 2018

Les médias congolais reviennent sur le meeting interdit de l’opposition à Lubumbashi.

Le Phare titre : « Feuilleton du refus de la machine à voter : week-end noir pour l’opposition à Lubumbashi ». Arrivés à Lubumbashi vendredi 12 octobre 2018, en provenance de Kinshasa, dans l’espoir de prendre part au meeting commun de l’opposition le lendemain, Eve Bazaiba (MLC), Martin Fayulu (Ecide/Dynamique), Delly Sesanga (AR/Ensemble), José Endundo (PDC/ G7), Jacquemin Shabani et l’abbé Théo Tshilumbu (UDPS), Christophe Lutundula (G7/ Ensemble) et Molisho (MSR/Ensemble), tous acteurs de l’opposition congolaise ont passé un week-end noir dans la capitale du cuivre, rapporte le journal.

Les opposants ont appris à leur descente d’avion l’interdiction du meeting. La réunion de crise tenue peu après en la résidence de Gabriel Kyungu wa Kumwanza, a décidé de maintenir cette manifestation malgré l’interdiction. Mais le lendemain, jour prévu du meeting, la résidence de Kyungu était encerclée tôt le matin par un impressionnant cordon de sécurité constitué d’éléments de la police en uniforme et d’agents des services en civil qui empêchaient tout accès. Quant à la Cité des Jeunes, dans la commune Annexe de Lubumbashi, elle était complètement bouclée par les forces de l’ordre et interdite d’accès à quiconque tentait de passer par là, souligne Le Phare.

Par ailleurs, « la police a saisi et acheminé dans ses bureaux l’écran géant qui devait retransmettre le message de Moïse Katumbi Chapwe, président d’Ensemble aux militants de l’opposition », a confirmé à 7SUR7.cd une source sur place.

Malgré l’interdiction de ce meeting, Delly Sesanga, secrétaire général de la plateforme "Ensemble pour le changement" de Moïse Katumbi a annoncé dimanche dans un point de presse, « la réorganisation du meeting dans les prochains jours à Lubumbashi », note Actualite.cd Le site rappelle que l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) et l’Institut de recherche en droits humains (IRDH) ont fait état  « des tirs à balles réelles de la police, sans sommation préalable, dirigées contre un candidat à l’élection présidentielle, des sénateurs, députés et sympathisants de l’opposition » samedi lors de la tentative d'opposants à manifester dans la ville après report unilatéral de leur meeting. 

7sur7.cd rapporte de son côté que l’opposition prévoit des marches dans plusieurs villes de la RDC le 26 octobre. Des marches annoncées que fustige La Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo « NOGEC », regroupement allié au pouvoir.  Pour Ivan Ilunga, secrétaire général de la NOGEC, les opposants ont tout simplement un agenda caché.

« J’invite la population congolaise en général et la jeunesse en particulier, de faire attention à la manipulation. Les opposants savent ce qu’ils veulent. Ils ont un autre agenda caché, ils ont besoin d’un dialogue pour que nous allions dans une transition. Mais le président Kabila n’en veut pas et veut que nous allions aux élections », a déclaré Ivan Ilunga.

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