Rapport de Global Witness : « acharnement et diffamations », selon l’avocat du général Gabriel Amisi

Le rapport de l’ONG international Global Witness est « un acharnement » contre le général Gabriel Amisi « Tango four », a affirmé jeudi 18 avril son avocat, Me Liévin Ngondji. Lors d’un point de presse organisé à Kinshasa, il qualifie les allégations de cette structure sont des diffamations. Le général Amisi Kumba, chef d’état-major général adjoint des Forces armées de la RDC (FARDC), en charge des forces terrestres, est indexé dans le trafic des permis forestiers illégaux par Global Witness.

« Le général n’a pas à répondre des attaques concernant le rapport entre l’administration de la République et les administrés, que ce soit les personnes physiques ou morale, notamment la société Maniema Union 2. Mais c’est la fréquence du communiqué de Global Witness qui témoigne de l’acharnement en la personne d’Amisi Kumba, général de son état », a déclaré Me Liévin Ngondji.

Il pense que Global Witness vise l’ancien président Joseph Kabila, « pour des motifs inavoués », à travers le général Gabriel Amisi, numéro 2 de l’armée congolaise.

« Je laisserai donc au gouvernement congolais de répondre aux accusations que nous considérons comme graves et gratuites, notamment sur la violation du code forestier », a indiqué Me Liévin Ngondji.

Il dit avoir relevé des contradictions et des approximations « qui frisent l’amalgame », pour jeter le trouble dans l’opinion.

Permis forestiers illégaux

Dans un rapport publié le 15 avril dernier, Global Witness accuse le général d’avoir acquis illégalement des permis forestiers en 2018 avant de les revendre. Les mêmes attaques sont aussi dirigées contre la société Maniema Union 2.

« La famille d’Amisi a obtenu cinq concessions forestières en juin 2018, en violation du moratoire établi de longue date par la RDC sur l’attribution de concessions forestières industrielles, qui visait à protéger la biodiversité et les forêts tropicales critiques du pays. Le ministre de l’Environnement de la RDC avait confisqué sans préavis ces licences à d’autres sociétés d’exploitation forestière avant de les transférer à la société familiale de Amisi, Maniema Union 2 », peut-on lire dans le communiqué de Global Witness.

A en croire ce document, l’annulation des licences et leur attribution à Maniema Union 2 ont eu lieu dans un délai de quatre jours. En l’espace de quelques semaines, Global Witness confirme que la famille Amisi a vendu la société et ses licences à Lei Hua Zhang, un magnat du bois chinois qui est propriétaire d’une entreprise forestière importante mais mystérieuse opérant en RDC.

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