RDC : Leila Zerrougui déplore « l’absence d’un gouvernement opérationnel »

La situation actuelle en République démocratique du Congo est à la fois satisfaisante et préoccupante, a déclaré devant le Conseil de sécurité mercredi 24 juillet la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en RDC, Leila Zerrougui. Elle a ainsi signalé les nombreux progrès réalisés plus de six mois après les élections de décembre 2018, citant l’annonce de « réformes audacieuses » par le nouveau président, Félix Tshisekedi, et l’amélioration des rapports avec les pays voisins.  Elle a toutefois regretté que le nouveau gouvernement ne soit toujours pas formé et appelé les parties à dépasser leurs différends.

« Le Président Tshisekedi a clairement exprimé son intention d’initier des réformes audacieuses, lesquelles, si elles sont totalement mises en œuvre, devraient conduire au renforcement des institutions congolaises et à l’amélioration des conditions de vie des Congolaises et des Congolais », a affirmé Leila Zerrougui, évoquant également une amélioration progressive des relations entre la RDC et ses voisins depuis la prise de fonction de Félix Tshisekedi.

Selon elle, ce dernier est déterminé « à transformer la région des Grands Lacs en un havre de paix et de développement grâce à la promotion de bonnes relations de voisinage et d’une intégration économique régionale. »

Au plan intérieur, elle a déploré cependant le fait que le gouvernement se fait toujours attendre depuis que le nouveau Premier ministre a été nommé, le 20 mai dernier.

« Bien que nous comprenions qu’il s’agit d’un exercice inédit pour le pays, j’appelle chacun à dépasser ses divergences pour pouvoir rapidement répondre aux attentes des populations », a-t-elle déclaré, expliquant que l’absence d’un gouvernement opérationnel est préjudiciable à la mise en place de relations solides avec les partenaires et à la mise en œuvre d’importantes réformes de la gouvernance et des institutions, qui pourraient contribuer à la consolidation d’un processus de transition encore fragile.

A cet effet, la Cheffe de la MONUSCO dit avoir rencontrer les principales parties prenantes à ce processus, qu’elle a invitées « à préserver les acquis engrangés lors des élections et de la passation pacifique du pouvoir et à faire les concessions nécessaires pour finaliser la composition du gouvernement. »

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