Le Potentiel : « Cardinal Ambongo sur Fasthi : « Il donne des signes de bonne foi »

Revue de presse du mercredi 23 novembre 2019

La conférence de presse du Cardinal Fridolin Ambongo est largement commentée par la presse de Kinshasa.

Créé cardinal par le Pape François, Fridolin Ambongo n’est pas prêt à se détourner de son combat, celui d’être le porte-voix d’un peuple qui n’aspire qu’à une seule chose : vivre heureux sur la terre de ses ancêtres, rapporte Le Potentiel.

Il salue l’alternance démocratique, incarnée désormais par le chef de l’Etat Félix Tshisekedi, et trouve que ce dernier « donne des signes d’être de bonne foi ». Ce n’est pas pour autant que l’Eglise va se taire, nuance le quotidien. Le Cardinal Ambongo prévient : « quand la dignité de l’homme est bafouée, l’Eglise se dresse ». Autrement dit, pas de chèque en blanc à Félix Tshisekedi, conclut le quotidien.

Le Cardinal Ambongo a épinglé quelques défis liés à sa mission, à savoir le défi de responsabilité collective pour un avenir radieux de la RDC, martelant au passage qu’on ne peut pas bâtir une nation meilleure, si l’on ne prend pas au sérieux la notion de responsabilité, retient pour sa part Le Phare.

Pour La Prospérité, Fridolin Ambongo ne tient aucunement à se présenter comme l’Eminence d’un pays fissuré où les gens, « principalement, le gotha politique est en proie et en rogne. »  Il appelle les différents protagonistes à évoluer dans le sens de privilégier les intérêts supérieurs de la Nation, comme l’Eglise catholique a, dûment, accepté de passer outre la vérité des urnes, ajoute le tabloïd.

Le cardinal Fridolin Ambongo a appelé la coalition FCC-CACH à ne pas passer son temps à se déchirer. En revanche, il a demandé aux membres de cette coalition au pouvoir de servir le peuple, fait remarquer 7sur7.cd.

Militant pour le triomphe de ''la vérité des urnes'' au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle du 30 décembre 2018, rappelle Forum des As, l'archevêque de Kinshasa demande aux ténors de Lamuka de mettre de l'eau dans leur vin, en tournant la page des querelles électorales, au nom de la réconciliation. Ce, d'autant que ''l'histoire a évolué'', souligne-t-il.

Au sujet de la gratuité de l’enseignement primaire, note Actualite.cd, le cardinal Ambongo demande aux enseignants de faire entendre leur voix parce que leurs droits sont bafoués.

« Effectivement, nous entendons qu’il y a des grèves. Si vous attendez ma réaction en tant que vice-président de la CENCO, je soutiens et j’appuie tous ceux qui manifestent dès lors qu’ils estiment que leurs droits sont bafoués », a-t-il déclaré dans une conférence de presse organisée à Kinshasa.

Tensions au sein de la Coalition FCC-CACH

La presse de Kinshasa revient aussi sur les tensions observées au sein de la coalition au pouvoir (CACH-FCC).

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a menacé mardi 12 novembre de « fouiner » dans la gestion du régime de l’ancien président Joseph Kabila, pourtant partenaire dans la coalition FCC-CACH au pouvoir, rapporte Actualite.cd.

La déclaration a été faite par le président intérimaire du parti, Jean Marc Kabund, devant les militants suite aux incidents récurrents entre les partisans du camp de Félix Tshisekedi et celui de Joseph Kabila, qui ont provoqué le weekend-end dernier l’incendie des effigies de deux personnalités à Kolwezi et à Lubumbashi, rappelle le site web.

« C'est notre chef qui est au pouvoir, le porteur des œufs ne se bat pas et il ne provoque personne. La coalition oui, mais nous n'accepterons pas qu'un individu ou un groupe d'individus défient le chef de l'Etat. Nous n'accepterons jamais que les gens utilisent la coalition ou le parlement pour bloquer la vision du chef de l'Etat », prévient Jean-Marc Kabund, dont les propos sont repris par Forum des As.

Néhémie Mwilanya, coordonnateur du FCC, affirme pour sa part que la déclaration de Kabund passe pour une injure à l’égard tant de Joseph Kabila que d’autres membres du FCC et que le pays peut être plongé dans une crise à la suite de sa déclaration, écrit Cas-info.ca.

« Ces propos peuvent plonger le pays dans une grave crise politique et institutionnelle », a-t-il dit avant d’ajouter que le FCC veut l’unité, la stabilité et la paix dans le pays, note le portail.

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