Kinshasa : l'Hôtel de ville réactive l’interdiction des emballages en plastique

La production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs, sachets et autres emballages en plastique seront interdites dans la ville de Kinshasa. Cette mesure a été réactivée au cours d’un conseil des ministres du gouvernement provincial de Kinshasa, a indiqué mardi 18 février le ministre provincial près le gouverneur et porte-parole du gouvernement, Charles Mbutamuntu Lwanga.

« Nous sommes en train de mener la lutte contre l’insalubrité. Kinshasa Bopeto ne consiste simplement pas à l’évacuation des immondices. Nous sommes également en train d’arrêter des stratégies durables pour résoudre de manière définitive, le problème d’insalubrité. Il a été démontré que les emballages plastiques constituent un véritable danger, parce que non biodégradables. Nous avons pensé proposer d’autres alternative : l’utilisation des emballages biodégradables », a indiqué Charles Mbutamuntu.

Il rappelle qu’il existe déjà des textes qui interdisent l’utilisation des emballages plastiques en République démocratique du Congo. En fait, l’interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des sacs, sachets et autres emballages en plastique a été décidée dans un décret signé le 30 décembre 2017 par le Premier ministre Bruno Tshibala.

Le moratoire prenait fin le 30 juin 2018 et le décret devrait entrer en vigueur le 1er juillet 2018.

Les ministres de l’Economie, de l’Industrie et l’Environnement avaient indiqué que cette mesure, visant la protection de l’environnement et l’écosystème, serait de stricte application et ne souffrirait d’aucune faille. Ils avaient promis des poursuites judiciaires aux récalcitrants. Mais, le constat sur terrain est sans appel : les sacs, sachets et autres emballages en plastique envahissent la ville de Kinshasa.

Sensibiliser avant de sanctionner

Charles Mbutamuntu affirme que le gouvernement provincial de Kinshasa va commencer par sensibiliser la population et former des agents chargés de mener cette lutte.

L’Hôtel de ville va donner des responsabilités supplémentaires aux chefs des quartiers et aux bourgmestres ainsi qu’aux agents des services d’hygiène. M. Mbutamuntu explique :

« Nous avons déjà annoncé la redynamisation des services d’hygiène. Ces services vont être là pour constater des infractions. Nous avons également réactivé des dispositifs qui font que les bourgmestres des communes puissent user de leurs prérogatives d’OPJ et les chefs des quartiers vont être dotés des prérogatives d’OPJ à compétences restreintes. Cela permettra à ce que l’infraction soit constatée à la base. Et dès qu’un un OPJ constate l’infraction, il a la possibilité de transmettre le dossier directement au niveau du parquet ».

Vous pouvez suivre d’autres explications en cliquant ici :

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