RDC : le ministre des Droits humains annonce une enquête sur les échauffourées de Lubumbashi

Le gouvernement va diligenter une enquête pour établir les responsabilités dans les échauffourées qui ont opposé samedi 28 mars, les miliciens Bakata Katanga de Gédéon Kyungu aux FARDC à Lubumbashi dans le Haut-Katanga.

Cette annonce a été faite lundi 30 mars à Radio Okapi par le ministre des Droits humains, André Lite, qui affirme que les résultats de cette enquête pourraient être connus incessamment :

« Par rapport à ce qui s’est passé au Katanga, le vice-premier ministre de l’Intérieur a ordonné une enquête sans délai pour effectivement permettre au gouvernement de comprendre tout ce qui s’est passé et communiquer là-dessus le moment venu. Je crois que ceci pourrait intervenir dans les heures qui suivent ». 

Les miliciens Bakata Katanga du seigneur de guerre Gédéon Kyungu Mutanga se sont manifestés samedi 28 mars dans plusieurs villes de l’ex-Katanga notamment à Lubumbashi, Likasi, Kasumbalesa et Kakanda. Ils ont été maitrisés par les FARDC.

A Lubumbashi, Likasi et Kasumbalesa, le bilan provisoire est d’une trentaine de morts et des plusieurs blessés parmi les miliciens. 

Ridicule de parler d’un gourou en RDC

Le ministre Lite appelle également le leader de Bundu dia Mayala, Ne Muanda Nsemi, et ses partisans au calme, faisant allusion à leur manifestation que la police a dispersée cet avant-midi à Kinshasa.

« Pour parler de Kinshasa, si Ne Muanda Nsemi et tous ceux qui sont derrière lui nous écoutent à cet instant, ils ont intérêt à nous éviter ce genre de scénario. C’est quand même ridicule que ce soit au Congo où on peut encore parler d’un gourou, qui disposerait d’un pouvoir quelconque pour faire les choses aux antipodes de tout ce qui est logique ou rationnel », a affirmé André Lite.

Il recommande aussi aux forces de l’ordre de respecter les droits humains :

« Je voudrais également profiter pour dire ceci vis-à-vis de nos éléments de force de sécurité et de défense pour certains d’entre eux : `je me dois de préciser, ils doivent savoir que lorsqu’ils vont en opération, ils ne devront pas faire les choses en violation du droit international humanitaire, pas plus qu’en violation des droits de l’homme`. Visiblement, nous pensons que certains d’entre eux jusque-là ne comprennent que lorsqu’on travaille sous le drapeau, on ne peut pas se permettre certaines choses ».

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