Sud-Kivu : certaines communautés en conflit à Mikenge refusent d’intégrer le comité de résolution installé


Les membres de certaines communautés locales en conflit à Mikenge, dans les hauts plateaux du territoire de Mwenga (Sud-Kivu) refusent d’intégrer le comité de résolution des conflits intercommunautaires récemment approuvé dans la région. 

La MONUSCO, à travers la section des affaires civiles, avait facilité le dimanche 7 juin la mise en place de ce comité dans le cadre de la promotion et soutien aux efforts locaux de résolution des conflits, de dialogue et de médiation. Toutes les communautés locales en conflit Banyamulenge, Bafuliiru, Banyindu et Babembe avaient approuvé ce comité avant le déni de trois parmi elles. 

Ces trois communautés locales expliquent leur démission à la suite des nouvelles attaques du groupe d’autodéfense Twigwaneho contre le village de Katanda mardi 9 juin. La nouvelle est parvenue mercredi 10 juin aux FARDC qui ont informé la MONUSCO. Ces communautés promettent de reprendre le dialogue si les miliciens arrêtaient toutes les attaques contre elles. 

Dimanche dernier au cours de leur rencontre, toutes les quatre communautés avaient estimé que la situation générale en matière de sécurité était imprévisible. C’est en raison des mouvements récurrents des groupes armés dans la région. Les participants dont 12 hommes et 8 femmes reconnaissent que leurs communautés devraient éviter de soutenir les groupes armés et vivre en paix. 

Le commandant des FARDC présent dans cette rencontre, le lieutenant-colonel André Ekembe, les a exhorté de collaborer et d’éviter toute considération ethnique alimentée par des manipulations politiques. 

« Vous devez dénoncer toute action conduisant à des nouveaux affrontements intercommunautaires à Mikenge », a martelé le commandant des FARDC. 

Les participants, de leurs côtés, plaident pour le retour du chef du secteur d’Itombwe et d’autres chefs administratifs et coutumiers locaux. Ces chefs avaient fui les hostilités dans leurs milieux.

 Le comité mis en place devrait engager les communautés locales en matière d’alerte rapide et de DDR, répondant ainsi à l’appel de la MONUSCO à œuvrer pour la paix et à sensibiliser les groupes armés à respecter le cessez-le-feu signé à Uvira en mars 2020.

 

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