7sur7.cd : "RDC - Parc de Bukanga Lonzo : L’ex 1er ministre Matata appelle l'IGF à se saisir du dossier pour établir les responsabilités"

Revue de presse de ce jeudi 3 septembre 2020

La presse revient largement sur la lettre Matata Ponyo à l’Inspecteur générale des finances, demandant à ce dernier de diligenter un audit sur la gestion du projet du parc-agro industriel de Bukanga lonzo.

7sur7.cd signale que dans une correspondance reçue ce mercredi, adressée à l'inspecteur général des finances chef de service de l'Inspection Générale des Finances (IGF), Jules Alingete, Augustin Matata Ponyo appelle l'IGF à se saisir du dossier relatif au projet du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo pour établir les responsabilités de l'éventuel détournement des fonds publics.

"Il serait dès lors recommandable, au regard des appréhensions de mauvaise gouvernance évoquées précédemment, que l'Inspection Générale des Finances se saisisse du dossier, contrôle l'ensemble des comptes inhérents à ce projet, dès le début des travaux jusqu'à ce jour, afin que la lumière soit établie sur l'ensemble des opérations financières liées à ce projet, et que toutes les responsabilités de détournement éventuel des fonds publics soient établies", indique 7sur7.cd qui cite la lettre signée par Augustin Matata Ponyo.

Il [Matata Ponyo] rappelle, poursuit le media, que le projet du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo avait été lancé en 2014 par son gouvernement dans le cadre du programme économique de l'ancien président Joseph Kabila, axé sur la révolution de la modernité. 

Pour sa part Politico.cd note que Matata Ponyo, acculé, demande l’audit de l’Inspection Générale des Finances

 

L’ancien Premier ministre et sénateur Augustin Matata Ponyo appelle l’IGF à se saisir du dossier relatif au projet du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo.

Dans sa lettre, poursuit le media, l’ancien premier ministre réclame des enquêtes sur la gestion de ce projet, et insiste sur le fait qu’il n’était pas gestionnaire du projet.

« Il est question, pour lui, de faire un audit sur ce projet et d’établir les responsabilités de l’éventuel détournement des fonds publics ».

À son avis, la bonne gouvernance et le leadership de qualité ont toujours été le leitmotiv de toute sa gestion de la chose publique dans tous les différents postes dans lesquels il a eu à exercer, conclut Politico.cd

Concernant toujours Bukangalonzo, Cas-info.ca écrit : « l’homme à la cravate rouge se dit ne pas être concerné directement par la gestion de ce projet, d’autant plus qu’elle était attribuée à Africom Commodities, un consortium Sud-africain, au regard de la complexité du projet.

« L’ancien chef de l’exécutif national appelle l’inspecteur général des finances de passer en revue toutes les opérations du début à la fin dudit projet, afin de contrôler l’ensemble de comptes pour que toute la lumière soit faite sur ce qu’on  qualifie de mégestion du parc Agro-industriel de Bukangalonzo », indique cas-info.ca

 

L’ONU et l’amnistie accordée aux miliciens de l’Est

Le journal français Le Figaro signale que l'ONU refuse de « récompenser les tueurs » pour désarmer les milices

C’est au cours de la conférence des nations unies tenue mercredi 2 septembre que la Représentante des Nations Unies en République démocratique du Congo a refusé l'amnistie comme préalable à l'intégration dans l'armée régulière des groupes armés pour instaurer la paix et la stabilité dans l'Est du pays.

 

« On ne doit pas amnistier », a déclaré Leïla Zerrougui, interrogée en conférence de presse sur les échecs des programmes dits de « DDR » (désarmement, démobilisation, réintégration) des combattants de groupes rebelles en RDC.

« Amnistier c'est dire que les faits n'ont jamais existé », a poursuivi la diplomate algérienne, rappelant son passé de magistrate.

« Vous avez vu comment ils ont découpé les gens en morceaux dans les villages ? », a-t-elle ajouté, dans une allusion aux massacres imputés aux Forces démocratiques alliées (ADF) au Nord-Kivu ou CODECO (Coopérative pour le développement du Congo) en Ituri.

« Et que faire des victimes ? », a-t-elle ajouté. « Les gens qui commettent des crimes graves doivent répondre de leurs actes ». « On peut pardonner. La société peut le décider », a-t-elle précisé, insistant : « Il faut qu'il y ait une forme de justice ». Des dizaines de groupes armés, congolais mais aussi d'origine ougandaise, rwandaise ou burundaise, menacent les civils dans les trois provinces de l'Est (Ituri, Nord et Sud-Kivu).

 

Au cours de la même conférence, Actualite.cd renseigne que la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en RDC, Leila Zerrougui a condamné le meurtre de deux élèves jeudi dernier lors d’une attaque armée dans un centre de passation du Test national de fin d’études primaires (TENAFEP) dans la localité de Katanda (territoire de Masisi) au Nord-Kivu.

 

Mme Leila déplore aussi les violences des miliciens dans le territoire de Mwenga le lundi dernier qui ont empêché les élèves finalistes de participer aux préliminaires de l’examen d’Etat.

« Aussi, des enfants ont été privés de passer l'examen à Mikenge parce que des milices se sont entretués dans les hauts plateaux, cela est aussi inacceptable. Déjà, passer cet examen est un parcours de combattants, on ne peut pas gâcher leur avenir », rapporte  Actualite.cd

 

 

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