RDC : activités paralysées à Uvira à la suite de la journée ville morte décrétée par la société civile

Une journée ville morte a été observée mardi 29 décembre sur toute l’étendue de la ville et du territoire d’Uvira. La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) et la société civile citoyenne ont lancé cet appel pour interpeller le gouvernement congolais à réhabiliter la route nationale numéro 5, reliant Uvira et la ville de Bukavu, en passant par la plaine de la Ruzizi. Selon les organisateurs de cette journée ville morte, plusieurs ponts sont cassés sur cette route, au niveau de Sange et Runingu et les eaux de différentes rivières débordent sur la chaussée.   

Des sources locales indiquent que les petits commerçants, les paysans agriculteurs et les transporteurs sont limités dans leur mouvement. Les produits divers et vivriers ont monté des prix dans les marchés locaux. Cette situation se passe dans un contexte de fermeture de frontière à la suite de la COVID-19. 

Le président de la société civile, André Byadunia, signale des conséquences incalculables du délabrement très avancé de la route nationale numéro 5, qui traverse la plaine de la Ruzizi, principal grenier de la région et la ville d’Uvira : 

« L’argent n’arrive pas à destination. Ce que nous contribuons nous c’est énorme dans le trésor public et à l’EAD (Entité administrative décentralisée) à la province. Et la contrepartie que nous demandons, ce n’est pas qu’on puisse nourrir chaque Congolais. Nous voulons seulement qu’on réhabilite la route nationale numéro 5. Car, si tous ces ponts sont emportés, je vous assure que Uvira sera coupé de Bukavu. Aujourd’hui, les gens ne traversent pas vers le Burundi, la Tanzanie et la Zambie, nous allons souffrir ! Nous, on ne doit pas attendre parce que le gouverneur de province est secoué par une motion de défiance ! La vie continue, et l’Etat fonctionne toujours ! On doit débloquer cet argent. Nous n’allons pas nous fatiguer. Notre rôle c’est de rappeler l’Etat congolais à remplir sa mission régalienne. »  

Toutes les activités restent paralysées dans la ville et dans la Ruzizi. Le maire d’Uvira, Kiza Muhato, avait interdit cette ville morte à l’issue d’une réunion du conseil urbain de sécurité, expliquant que les questions liées aux routes et ponts sont traitées par le pouvoir central. 

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