COVID- 19 dans la Tshopo : les prestataires exigent le paiement de 7 mois d’arriérés de prime

Les prestataires de première ligne dans la riposte contre la maladie à Coronavirus dans la province de la Tshopo,  se disent abandonnés à leur triste sort. Ils dénoncent non seulement le non-paiement de leur prime de prestation mais aussi et surtout les mauvaises conditions de travail au Centre de traitement de la Covid-19 au site de l’hôpital du Cinquantenaire de Kisangani. 

Ils l’ont fait savoir mercredi 24 février  lors d’une déclaration à la presse. 

Ils demandent donc au secrétaire technique national du comité multisectoriel de riposte contre la Covid-19 de prêter une oreille attentive à leurs doléances.  

Ils sont au total vingt- trois,  ces prestataires de première ligne qui ont signé cette déclaration.  

Parmi eux, des médecins, des infirmiers, des biologistes ainsi que les chargés de la buanderie et de la cuisine. Selon leur représentant, Sylvain Kabongo, tout ce personnel n’a pas touché sa prime de prestation depuis sept mois, soit de juin 2020 à janvier 2021 alors que dans d’autres provinces, le problème ne se pose pas.  

Ils affirment également ne pas comprendre les raisons pour lesquelles ils ne sont pas payés alors qu’ils sont exposés à la contamination. Deux d’entre eux l’ont déjà été, même s’ils sont pris en charge médicalement.   

Outre le non-paiement de leur prime, les prestataires de 1ere ligne dénoncent les mauvaises conditions de travail au Centre de traitement.  

Ils soutiennent qu'ils sont parfois victimes des agressions physiques de la part des membres de certaines familles des patients.  

Ces prestataires déplorent la résistance de certains malades ainsi que le manque de médicaments ou de matériels adéquats.  

Selon eux, hormis la chloroquine et l’azythromycine, le centre de traitement ne dispose d’aucun autre produit. En plus, l’équipement de réanimation respiratoire fait défaut.  

« Il y a donc risque que les cas sévères nécessitant 10 à 15 litres d’oxygène connaissent l’arrêt respiratoire, si on n’y prend garde », ont-ils alerté. 

 

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