Guerre de six jours : des victimes non indemnisées réclament la reprise des activités du FRIVAO

Certaines victimes de la guerre de six jours à Kisangani (Tshopo), survenue il y a plus de 25 ans, et qui n’ont pas encore reçu leur acompte d’indemnisation via le Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO), plaident pour la reprise immédiate de ces opérations afin de faire valoir leurs droits et d’assurer leur prise en charge.

Lors d’une réunion tenue samedi 24 janvier au siège de la société civile à Kisangani, elles ont sollicité l’implication du chef de l’État pour relancer les activités du FRIVAO.

 Leur porte-parole, Benito Makonga, a lu leur mémorandum à l’issue de la rencontre. Il a rappelé que plus de 200 victimes sont mortes sans avoir perçu leur indemnisation, soulignant que les opérations sont à l’arrêt depuis plus de huit mois.
« Nous plaidons pour l’implication personnelle du chef de l’État, garant du bon fonctionnement des institutions, dans notre dossier d’indemnisation. Plus de 200 décès ont été enregistrés dans notre communauté à ce jour », a-t-il déclaré.

Les victimes déplorent la lenteur du processus, malgré la réhabilitation de la coordination le 12 décembre 2025. Benito Makonga estime que le conseil d’administration doit se tenir pour donner des orientations claires, alors que le flou persiste et rend la reprise hypothétique.
Elles demandent une reprise rapide des indemnisations, saluant l’injonction du ministre de la Justice et garde des sceaux pour des enquêtes sans freiner les paiements.

Réponse du FRIVAO

Lors d’un point de presse récent à Kisangani, le chargé de communication du FRIVAO a annoncé que les opérations d’indemnisation vont reprendre, non seulement pour les victimes de Kisangani, mais aussi pour l’ensemble des victimes de l’ex-province Orientale.

  

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