Insécurité à Kananga : les chefs religieux interpellent les autorités

Les chefs de plusieurs confessions religieuses ont adressé le week-end un mémorandum au gouverneur du Kasaï-Central pour dénoncer la montée de l’insécurité à Kananga. Ils pointent notamment la multiplication des cas des cambriolages dans la ville et des vols à mains armées.

Ces dernières semaines, des cambriolages sont enregistrés régulièrement dans les quartiers de la ville, faisant des morts. Des bandits armés s’introduisent dans des domiciles où ils emportent plusieurs et quelque fois s’en prennent aux occupants de la maison.

Les chefs religieux en appellent à une intervention des autorités provinciales pour lutter efficacement contre l’insécurité dans la ville.

«Nous avons demandé au gouvernement provincial de doter les forces de l’ordre des moyens suffisants pour s’acquitter de leur devoir parce que mission égale moyens. Lorsque vous donnez à quelqu’un une mission et que vous ne lui donnez pas la logistique, il est dans l’incapacité de faire ce travail», explique abbé Mandefu, coordinateur diocésain de la pastorale de l’archidiocèse de Kananga.

Au sujet des responsables de ces actes, le prêtre catholique dit ne pas d’informations précises mais il pointe un certain nombre d’éléments qui pourraient expliquer la montée de l’insécurité à Kananga :

«Nous pensons que la situation d’insécurité est liée à la contribution des fils de notre ville qui sont à la base c’est-à-dire que les bandits qui ont peut-être été arrêtés et qui ont été relâchés et qui ont repris leur sale besogne. Nous pensons aussi à la présence parmi nous des hommes armés qui ne sont pas contrôlés.»

En rédigeant ce mémorandum, les chefs religieux disent remplir leur mission «prophétique».

«Le ministère prophétique de l’église c’est de dénoncer le mal, de renoncer au mal et d’annoncer la vérité. Et nous avons exercé cette vocation prophétique pour que l’autorité écoute la voix des pasteurs. Nous avons vu des mamans traditionnellement dans les rues, ça nous a tiqué. Nous avons vu les partis politiques revendiquer même avec un peu de violence, ça nous a interpellé», explique l’abbé Mandefu.

 

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