Jean-Pierre Lacroix salue les réponses rapides des Casques bleus contre les menaces

Le chef des opérations de paix des Nations Unies, Jean-Pierre Lacroix, a salué lundi 24 mai devant le Conseil de sécurité les réponses plus rapides des Casques bleus contre les menaces. Il a aussi noté que les mesures prises ces dernières années pour renforcer la sécurité des Casques bleus ont permis de réduire le nombre de décès dus à des actes malveillants.

« Nous avons également fait des progrès notables en améliorant les capacités de nos missions. Le recours à des unités spécialisées, telles que l’unité de surveillance aérienne tactique sans pilote de la MONUSCO (Mission des Nations en République démocratique du Congo), contribue à améliorer le renseignement de maintien de la paix, la connaissance de la situation et l’alerte rapide », a dit M. Lacroix.

Des initiatives en matière de formation ont également été menées, comme par exemple une formation sur l'atténuation des menaces liées aux engins explosifs improvisés. 

Les technologies de sécurité des camps et d’alerte rapide s’avèrent également efficaces pour permettre aux missions régulièrement attaquées d’améliorer la sécurité de leur personnel. 

Il a aussi noté que des progrès avaient été faits pour aider les pays hôtes dans leurs efforts pour traduire en justice les auteurs de crimes contre les soldats de la paix, notamment en République centrafricaine, au Mali et en RDC.

« Cela a conduit à une augmentation de l'identification des auteurs présumés de crimes contre les soldats de la paix et à une augmentation du nombre d'enquêtes et de condamnations », a soutenu Jean-Pierre Lacroix. 

Des défis à relever

Toutefois, malgré les progrès réalisés, de nombreux facteurs continuent d'entraver la sûreté et la sécurité des soldats de la paix sur le terrain, a estimé le chef des opérations de paix.

« Assurer un haut niveau de robustesse et de capacité pour tout le personnel en uniforme reste un défi, et les lacunes dans le leadership, l'état d'esprit et la préparation continuent d'entraver la sûreté et la sécurité. En outre, le maintien de la paix, le renseignement, la connaissance de la situation et l’alerte rapide doivent être renforcés, en particulier aux niveaux opérationnel et tactique. Les campagnes de désinformation gagnent en importance sur certains théâtres, ce qui expose nos soldats de la paix à un plus grand risque », a-t-il souligné.

Il a déclaré que l’ONU s’efforçait de relever ces défis et prévoyait de redoubler d’efforts en matière de sûreté et de sécurité à l’avenir.

Le Conseil de sécurité note les progrès accomplis

Dans une déclaration adoptée par ses quinze membres lors de la réunion, le Conseil de sécurité note avec satisfaction les progrès accomplis en matière de sûreté et de sécurité du personnel de maintien de la paix et prie le Secrétaire général de continuer à prendre toutes les mesures appropriées pour améliorer la sûreté et la sécurité des Casques bleus.

Il souligne la nécessité pour le Secrétaire général, les pays fournisseurs de contingents et de personnel de police et les États Membres d’œuvrer de concert pour faire en sorte que les missions bénéficient des ressources dont elles ont besoin et que tout le personnel de maintien de la paix sur le terrain soit apte et prêt à s’acquitter efficacement de son mandat dans des conditions de sécurité et dispose des moyens nécessaires à cette fin.

Le Conseil de sécurité souligne aussi la nécessité pour les pays fournisseurs de contingents et de personnel de police de veiller, le cas échéant, à ce que tous soient équipés, informés et formés pour atténuer la menace que représentent les mines terrestres, les restes explosifs de guerre et les engins explosifs improvisés.

Quant aux Etats membres accueillant des opérations de maintien de la paix, le Conseil les engage de nouveau à enquêter rapidement sur toutes les attaques visant le personnel des Nations Unies et à en poursuivre activement les auteurs.

Avec ONU Info.

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