Equateur : la SCPT dénonce la spoliation de son patrimoine


Le Commandant chargé de contrôle et sécurité à la SCPT/Equateur, David Adou Mangono a dénoncé la spoliation du patrimoine de la Société Commerciale des Postes et Téléphone (SCPT), jadis ONPTZ (Office National des Postes et Téléphones du Zaïre) puis OCPT (Office Congolais des Postes et Téléphone), qui fait de plus en plus l’objet d’occupation irrégulière au centre-ville, comme à la cité de Mbandaka. 

Au cours d’un entretien accordé vendredi 16 juillet à Radio Okapi, David Adou indique que les concessions de la SCPT sont envahies par des boutiques, des restaurants, des ateliers et shops d’activités commerciales. Certains occupants se sont permis de construire en dur. Ce qui soulève une contestation et oppose la direction provinciale au service de sécurité soucieux de protéger le patrimoine de l’entreprise.  

Cette spoliation a commencé dans les années 80. Environ une centaine d’hectares abritant le centre de Téléphonie Sans Fil (TSF) au quartier Bongondjo a été lotie, en même temps les bâtiments et pylônes, vandalisés. 

En ce jour, a-t-il affirmé, c’est au tour de l’hôtel de poste de Mbandaka, et le bureau secondaire de Mbandaka III d’être envahis des kiosques et d’autres activités commerciales. Certes, cela génère quelques revenus à l’entreprise. Mais la construction des maisons en dur préoccupe le Commandant chargé de contrôle et sécurité à la SCPT/Equateur, David Adou Mangono.
Il dénonce ce qu’il qualifie de vente illicite : 

« A Mbandaka III, si vous longez en face du monument de Mabele Elisi, à côté du Marché de Mbandaka III, vous allez voir. Le terrain n’a pas été désaffecté. Des préfabriqués on peut accepter, mais des constructions en dur, on soupçonne déjà une vente illicite ». 

David Adou dit craindre le pire pour le patrimoine de la SCPT disséminé à travers tout le grand Equateur. Il souhaite l’intervention de sa hiérarchie en vue de sauvegarder ce qui reste. Pourtant, cette position lui a plutôt attiré l’animosité du directeur provincial : 

« A partir de là il a ordonné qu'on ne fasse rien pour nous.  Nous sommes devenus comme un homme à abattre. Au travail je suis tombé de maladie, on m'a emmené l'hôpital, il a refusé même de donner un 100 Franc ». 

Face à cette situation, le directeur provincial Etendji Wiyombo, qui est en soins médicaux à Kinshasa, n’a pas donné son point de vue. 

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