Kasaï-Oriental : la société civile préoccupée par les bavures policières


Des cas de meurtres commis par des policiers sur les civils préoccupent le Cadre de concertation de la société civile, au Kasaï-Oriental. Le week-end dernier, deux personnes ont été froidement abattues à Mbuji-Mayi, par des policiers. 

D’abord, Odia David, un jeune d’une trentaine d’années, a été tué au marché dans la commune de Bipemba. Le même week-end, un creuseur clandestin de diamant a été lui aussi tué par balle par un agent de police, au polygone minier de la Société minière de Bakwanga. 

Au mois de juin dernier, un policier avait tiré sur un écolier, lors des manifestations des étudiants de l’Institut supérieur des techniques médicales (ISTM)/Mbuji-Mayi. 

Abbé Pierre Kabamba, coordonnateur du Cadre de concertation de la société civile, déplore que la police, qui est censée protéger la population, se retourne contre elle : 

« Nous sommes indignés. Nous sommes très indisposés. On a l’impression qu’ici, la population ne compte pour rien. Elle est à tuer, vandaliser, n’importe comment. Les gens qu’on tue pour des faits très bénins. C’est au général de la police de nous donner des plus amples explications ». 

Le commissaire provincial de la PNC, Roger Nsinga qui ne nie pas ces incidents malheureux, évoque certains facteurs pouvant être à la base de bavure policière, dont les recrutements non conformes de certains policiers et le manque d’expériences de certains.  

« En tant que responsable de service, je suis le premier à être malheureux. Que l’opinion comprenne que ce qui arrive, est la conséquence d’une panoplie des causes. D’abord, le recrutement des policiers qui n’a pas tenu compte de certains facteurs, il y a un manque criant d’équipements, les circonstances sociales de la provenance des policiers que nous utilisons. Tout ceci joue beaucoup sur les comportements de nos policiers ». 

Selon toujours le chef de la police au Kasaï-Oriental, l’acte posé par de les deux policiers contre les civils est « inadmissible ». Pour lui, ces présumés auteurs de ces meurtres sont entre les « mains de la justice » 

Le commissariat provincial de la PNC dit envisager prochainement, quelques séances de remise à niveau en faveur des policiers. 

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